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La Sacem belge somme les FAI locaux de filtrer le P2P
A la suite d’une condamnation en première instance visant Scarlet (ex-Tiscali
Belgique), tous les services d’accès sont pris dans l’engrenage.
C’est le retour de la chasse aux sorcières dans le peer to peer (P2P). Le 29 juin, le tribunal de première instance de Bruxelles a ordonné au fournisseur d’accès Internet Scarlet Extended (ex-Tiscali Belgique) de prendre des mesures techniques de filtrage dans un délai de six mois. Objectif : empêcher les clients abonnés au service d’accès de pratiquer l’échange de fichiers contrefaits sur les réseaux P2P sous peine d’une astreinte de 2500 euros par jour de retard.
A l’origine de cette assignation, on trouve l’équivalent local de la Sacem appelé la Sabam (Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Editeurs). Fort de cette décision favorable, cette dernière a décidé de mettre en demeure d’autres fournisseurs d’accès Internet beaucoup plus influents comme Belgacom ou Telenet, a révélé le quotidien belge Le Soir.
Dans les colonnes du journal, la Sabam confirme ainsi avoir envoyé un courrier à Belgacom dans lequel elle donne huit jours au numéro un de l’accès Internet en Belgique pour déclarer ses intentions de collaboration. En clair, il s’agit d’empêcher les clients du FAI d’échanger sur les réseaux P2P des oeuvres de son répertoire dans lequel on trouve des auteurs comme Axelle Red, Maurane ou Adamo.
Belgacom disposerait alors d’un délai de six mois pour mettre en place une solution technique et échapper à une action en justice. Le concurrent Telenet indiquait à nos confrères du Soir avoir reçu lui aussi un tel courrier en fin de semaine dernière.
Dans la journée du lundi 17 juillet, la Sabam a même reconnu qu’elle a écrit une lettre dans le même sens à l’ISPA, le club belge des FAI (équivalent de l’AFA en France). Mais la société de gestion collective des droits d’auteur n’est-elle pas allée un peu trop vite en besogne ?
11 solutions pour bloquer ou filtrer les échanges P2P
En effet, dans la même journée, le FAI Scarlet, initialement affecté par une décision de justice anti-P2P de première instance, a annoncé son intention de faire appel.
Même si l’expert nommé par le tribunal avait dégagé 11 solutions pour bloquer ou filtrer les échanges P2P (dont 7 applicables au réseau de Tiscali/Scarlet), la société assure être incapable de se soumettre au filtrage d’un point de vue technique.
Dans un communiqué, Scarlet déclare « soutenir la lutte contre le téléchargement illégal, mais pense qu’entreprendre une action contre un problème mondial via un seul fournisseur d’accès local est absurde et discriminatoire« .
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Derniers commentaires
3 Responses to La Sacem belge somme les FAI locaux de filtrer le P2P-
Le 17 juillet 2007 à 0:00 par Pouet78
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Le 19 juillet 2007 à 0:00 par Tanguy
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Le 21 juillet 2007 à 0:00 par Tom
Il serait intéressant de connaître les 11 solutions proposées. En effet, le blocage des protocoles de P2P est très compliqué et 11 solutions me paraissent beaucoup!
11 solutions… Elles seront vite contournées. Les échanges P2P sont devenu aujourd’hui une institution sur le WEB et je ne pense pas que les 11 solutions proposées pourront y changer quelque chose. Juste provoquer la révolte chez les Internautes en droit de se poser la question de leur anonymat sur le Net. Pour avoir une chance de surmonter le problème, il faut sensibiliser les personnes concernées et non les diaboliser!
@Tanguy
Justement là on ne diabolise pas l’internaute, on lui rend là tache un peu plus difficile (J’imagine que le but de la sabam est de faire en sorte que l’adoption du filtrage devienne répandu dans tout les FAI du monde).
La sensibilisation ne semble pas fonctionner plus que la répression, c’est l’attitude du « Si je peux choper sans me faire prendre, pourquoi m’en priver ? » qui gagne à tout les coups. On ne peut pas empêcher les gens de resquiller dans le metro, mais si on peut leur rendre la tâche difficile, c’est toujours ça de pris.