La tarification en ‘pay-per-use’ de HP remise en cause

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L’analyste Gartner a qualifié la politique de tarification en pay-per-use de Hewlett-Packard de “limitée” et “moins souple que prévu”. Le cabinet d’étude salue cependant l’initiative du constructeur.

Hewlett-Packard a annoncé lundi dernier son nouveau plan de tarification en pay-per-use, qui comprend un tarif de base auquel s’ajoute une somme en fonction de l’usage qui est fait des serveurs (voir édition du 11 juillet 2001). Dans une note publiée quelques jours plus tard, Ed Cowger, analyste chez Gartner, estime que moins de 5 % des clients du constructeur tireront un bénéfice de cette nouvelle tarification.

Offre limitée en Europe

De plus, cette offre est limitée en Europe, les clients britanniques, français et allemands ne pouvant opter pour cette formule de pay-per-use que pour les serveurs Superdome, alors que les clients américains peuvent l’appliquer sur certains serveurs HP basés sur des processeurs Intel. Cette option ne sera disponible en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne que plus tard dans l’année.

Le rapport de l’analyste indique : “Ce programme offre moins de souplesse que prévu et ne peut être appliqué qu’à une petite partie des clients. (…) HP a indiqué que pour une utilisation quotidienne maximale de 50 %, le système de facturation en pay-per-use équivaut à un contrat classique de 36 mois, pour un système entièrement configuré. Au-delà de ces 50 %, le client paiera un supplément en pay-per-use ; en dessous de 50 % d’utilisation, il fera des économies par rapport à un bail classique.” Gartner estime que seules les entreprises ayant des échanges de données très fluctuants, d’un jour, d’une semaine ou d’un mois à l’autre, feront des économies appréciables avec ce programme de tarification.

Un premier pas important

Cependant, malgré les défauts du programme, Ed Cowger a rendu hommage à HP pour avoir fait ce premier pas important vers la tarification basée sur l’usage. A noter que, sur un marché des serveurs en déclin, la société a perdu des parts de marché au profit d’IBM, Compaq, Dell et Sun Microsystems sur les douze derniers mois.


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