La téléphonie IP en pleine ébullition

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Une étude Frost & Sullivan indique que l’Europe devrait rapidement adopter la voix sur IP. La prolifération d’équipements disparates risque toutefois de compliquer son utilisation.

Une récente étude du cabinet Frost & Sullivan souligne que l’Amérique du Nord est actuellement, avec 69% du marché mondial de la téléphonie IP, la région du globe la plus dynamique sur ce secteur. En 1998, le chiffre d’affaires mondial de la voix sur IP représentait 280 millions de dollars. Selon l’étude, il explosera pour atteindre plus de 10 milliards de dollars d’ici cinq ans ! L’Europe devrait rattraper son retard à une vitesse fulgurante. Frost & Sullivan estime que le continent représentera alors 32% du marché, presque à égalité avec l’Amérique du Nord (38%), la région Asie-Pacifique n’étant que modérément équipée (19%).

Mais l’étude soulève de nombreux problèmes. Si elle contribue à la baisse des prix, la multitude de produits concurrents pourrait entraîner des dépenses supplémentaires pour les entreprises et les opérateurs afin de garantir l’interopérabilité et la qualité du service. L’étude souligne que la voix sur IP suscite de nombreuses vocations dans les start-up, en raison des faibles investissements qu’elle suscite: “La faible barrière d’entrée sur le marché invite une concurrence sous-capitalisée et dotée d’une ingénierie pauvre, sur un marché déjà embourbé”. Les économies réalisées par l’utilisation de la voix sur IP, qui permet de passer des appels à longue distance au prix d’une communication locale, pourraient donc se révéler moins juteuses dans la réalité que sur le papier.

Pour en savoir plus : Frost & Sullivan


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