La vidéo à la demande doit faire l’objet d’un accord “urgent”, selon les FAI

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Dans une tribune du Monde, l’association des fournisseurs d’accès Internet demande la mise en place rapide “d’un cadre légal” et d’une “offre pertinente”.

“Le cinéma a-t-il sa place sur Internet ?”. C’est le titre du “point de vue “ de Marie-Christine Levet qui a été publié dans l’édition du Monde en date du 2 août. Dans cette contribution, la présidente de l’Association des fournisseurs d’accès et des services Internet (AFA) revient sur les négociations engagées avec l’industrie du cinéma afin de monter un cadre légal pour les services de vidéo à la demande en France.

“Nous en déplorons l’extrême lenteur et dénonçons les dérapages parfois publics de certains acteurs de la filière cinématographique qui accusent trop souvent les FAI de contribuer aux activités illicites de contrefaçon numérique”, estime Marie-Christine Levet, qui connaît bien le sujet au commande de T-Online France/Club Internet.

A l’initiative des producteurs du film Les Choristes souhaitant dénoncer les relations entre annonceurs et réseaux peer to peer, plusieurs FAI sont assignés devant la justice au motif de “délit de complicité de contrefaçon” (voir édition du 24 juin 2005). Une nouvelle illustration des relations houleuses entre l’industrie du cinéma et les acteurs de l’accès Internet, qui affichent pourtant leur volonté “d’intensifier la prévention et la sensibilisation en matière de piratage” .

Dans cette tribune publiée dans Le Monde, la représentante de l’AFA rappelle le caractère “urgent” d’un accord pour monter une offre de cinéma sur Internet “réellement attractive”. Trois composantes doivent être pris en compte dans l’élaboration des services de vidéo à la demande : le prix, les catalogues et le calendrier de disponibilité des oeuvres.

Quelle place de la VOD dans la chronologie des médias ?

Marie-Christine Levet souligne un dernier point d’achoppement non négligeable : le problème de la chronologie des médias (qui répond à la question : à partir de quand un film peut être distribué et diffusé en fonction des supports).

L’AFA estime qu’un film doit être accessible en vidéo à la demande six mois après sa sortie cinéma (c’est à dire en même temps que son exploitation en location vidéo). L’industrie du cinéma pencherait davantage pour une disponibilité “sortie du film en salle + neuf mois” (qui coïncide avec une commercialisation en pay per view ou paiement à la séance).

Les prochaines étapes de cette discussion entre la filière de l’Internet et le monde du cinéma devrait reprendre à la rentrée.


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