L’Afdel entre à son tour dans la campagne des municipales 2008

Mobilité

L’association des éditeurs interpelle les candidats sur le retard de la France en matière de technologies de l’information.

Un pacte pour mettre les TIC au service des citoyens.” Après l’April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) et son initiative Candidats.fr, L’Afdel (Association française des éditeurs de logiciels) se lance à son tour dans la campagne des élections municipales.

L’association vient d’adresser aux candidats 2008 le ‘Pacte France numérique‘. “Il est donc aujourd’hui indispensable que la France fasse du numérique une priorité tant au niveau local que national afin de combler son retard en matière de technologies de l’information et de la communication“, y souligne l’Afdel. L’organisation estime que la machine France est aujourd’hui grippée en matière de nouvelles technologies de la communication (NTIC).

Et de constater le “faible équipement ou taux de connexion des ménages français” (56 % des ménages équipés contre 64 % en moyenne européenne), l’adoption des NTIC par les entreprises françaises, “en particulier les PME“, plus faibles que chez nos voisins européens, et l’absence d’un véritable champion national de l’édition logiciels.

1 ordinateur 1 euro par jour pour les ménages modestes

L’Afdel préconise donc une série de 10 mesures pour “faire du développement des TIC une priorité nationale et locale, en matière d’emploi, d’éducation et de développement économique et durable“. A commencer par l’extension de l’opération 1 ordinateur pour 1 euro par jour aux ménages les plus modestes. Une initiative qui s’articulerait parfaitement avec le plan de triple play social initié par le maire de Paris Bertrand Delanoë qui proposera l’ADSL 512 Kbit/s à moins de 1,20 euros par mois dans les HLM de la Capitale que pourrait inspirer nombre de candidats.

Les autres mesures s’orientent autour de la mise en ligne des services publics locaux et nationaux, de l’exploitation des TIC dans le développement durable, de l’encouragement de la création de cyber-entreprises adaptées aux nouveaux modèles économiques du Web, de la protection des contenus, d’incitation à l’équipement pour les entreprises ou encore de favoriser l’enseignement des TIC dans le cursus scolaire.

Contrairement à l’April, qui milite précisément pour le développement des logiciels libres, l’Afdel se concentre sur le retard supposé de la France en matière de TIC d’une manière globale. Nombre de ses axes d’analyse sont d’ailleurs des préoccupations réelles du gouvernement (développement de l’administration électronique, formation, lutte contre la contrefaçon en ligne…). Néanmoins, l’organisation qui représente 60 000 employés de l’industrie logicielle en France invite les candidats à signer son pacte afin de matérialiser leur engagement “en faveur du développement des TIC dans chaque commune de France“.


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