L’Afdel s’ouvre à l’open source et au Web 2.0

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L’Association française des éditeurs de logiciels tient sa troisième assemblée générale. Elle a rallié à sa cause une soixantaine d’éditeurs en un an.

On se souvient des passes d’armes entre l’Afdel (Assocation française des éditeurs de logiciels) et l’ASS2L (Association des sociétés de services en logiciels libres), récemment devenue la Fnill (Fédération nationale des industries du logiciel libre). Puis, le climat entre éditeurs open source et propriétaires s’est sensiblement apaisé au profit d’une plus grande mixité. Pour sa troisième assemblée générale qui a été organisée hier à Paris, l’Afdel se félicite de la fin de cette “querelle idéologique”.

Patrick Bertrand*, qui a été reconduit à la présidence de cette association, met en avant l’ouverture de l’association à tous les éditeurs, quels que soient leurs modèles économiques. Il ajoute que l’Afdel accueille de plus en plus d’éditeurs spécialisés dans le Web 2.0 et les services applicatifs en ligne, comme BlueKiwi Software (dont la solution de “réseau social” sera prochainement utilisée pour fédérer les membres de l’association), TellMeWhere, Egylis, People In Action ou encore Penbase.

Université du logiciel

Les membres de l’association, passés d’une vingtaine en 2005 à près de 130 aujourd’hui, revendiquent actuellement à eux seuls un tiers du chiffre d’affaires des éditeurs français et ils estiment qu’ils ont gagné en visibilité. Ce qui n’empêche pas Patrick Bertrand de rappeler qu’“il reste un travail considérable pour faire comprendre ce métier aux institutions”. Et de lister les axes majeurs sur lesquels il entend se concentrer l’an prochain.

Sa première priorité va à l’enseignement. “Les éditeurs manquent de bras en France”, justifie-t-il avant de présenter un “projet de création d’une université du logiciel” dont les enseignements seraient transverses. Les formations offertes iraient des études, au développement et au marketing, en passant par le management. La réforme actuelle du système universitaire devrait, selon lui, faciliter cette création.

Un autre axe de réflexion concerne une amélioration du “financement des start-ups”, et plus particulièrement toutes les initiatives qui permettront “d’orienter l’épargne vers le financement des entreprises innovantes”, indique Patrick Bertrand.

Aider les petits éditeurs à se faire connaître des donneurs d’ordres

Une troisième piste concerne l’ouverture des marchés aux petits éditeurs. Pour le président de l’Afdel, plusieurs mesures sont souhaitables, dont un “allègement des procédures d’appels d’offres, permettant de diviser les marchés en un nombre de lots suffisamment petits pour qu’ils puissent concerner les petits éditeurs”. Ou encore une meilleure intégration des solutions des petits éditeurs dans les catalogues des grandes sociétés de services hexagonales (lesquelles seraient dès lors plus à même de les faire connaître à leurs clients).

Patrick Bertrand plaide enfin pour une interopérabilité accrue. “Dans le logiciel, le marché unique n’existe pas. Les échanges ne se font pas. Nous ne sommes pas pour une approche qui consisterait à imposer un standard unique mais nous voulons une plus grande ouverture de ces standards”, conclut-il.

* DG de l’éditeur lyonnais Cegid


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