L’armée américaine donne le feu vert aux réseaux sociaux

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Les autorités militaires américaines autorisent l’utilisation des réseaux sociaux à partir des ordinateurs de l’armée, tout en demeurant intraitables sur les règles de sécurité à observer.

Les réseaux sociaux font leur retour dans les rangs de l’armée américaine. Le Department of Defense autorise désormais les militaires à accéder à des sites comme Twitter, Facebook ou Youtube, dans la mesure où l’utilisation de ces plates-formes Web 2.0 ne compromet pas la sécurité des infrastructures et ne permet de révéler aucune information confidentielle.

Toutefois, afin d’être en mesure de protéger les réseaux militaires contre la prolifération de malwares ou les attaques de hackers, le Pentagone se réserve le droit de “temporairement limiter” l’accès à ces réseaux sociaux “afin de maintenir la sécurité lors des opérations militaires ou pour préserver la bande passante”.

Les autorités militaires américaines reconnaissent ainsi les nouvelles opportunités que représentent les sites communautaires, tout en soulignant qu’il est nécessaire de prendre “des mesures de sécurité adéquates” pour protéger les informations confidentielles et les réseaux militaires.

Pour justifier la mise en place de cette nouvelle directive, David Wennergren, le secrétaire adjoint à la Défense en charge de la gestion de l’information et de la technologie, a souligné que l’ouverture de l’armée en direction des réseaux sociaux offre deux avantages notables : “partager de l’information” entre militaires ou vers le public et “aider à la prise de décision rapide“.

Le ministère de la Défense américain juge aussi utile de préciser qu’en aucun cas les ordinateurs appartenant à l’armée de permettront d’accéder librement à des sites “faisant l’apologie d’activités illicites, comme les jeux d’argent, la pornographie ou l’incitation à la haine raciale”.

Rappelons que cet été, le corps des Marines avait une nouvelle fois interdit à ses soldats de surfer sur Twitter, Facebook, MySpace, et tous les autres réseaux sociaux existants, à partir de machines reliées aux réseaux informatiques internes, pour empêcher l’intrusion de logiciels malveillants mais aussi pour éviter  aux militaires concernés de divulguer publiquement des informations militaires confidentielles.


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