L’axe franco-allemand veut créer un super moteur de recherche

Mobilité

Le projet Quaero, soutenu par le Conseil des ministres franco-allemand, vise à créer des outils intégrés de gestion de contenus multimédias. Les deux pays vont coopérer aussi sur la 3G.

A l’occasion du Vème Conseil des ministres franco-allemand qui s’est déroulé le 26 avril à Paris, quatre programmes de recherche industrielle dans les domaines de la santé et des technologies de l’information ont été présentés. L’objectif est de décloisonner les connaissances en mutualisant les efforts de R&D entre des entreprises high-tech, des laboratoires et des groupes industriels.

Parmi les programmes présentés, le projet Quaero paraît atypique puisqu’il vise à développer un “super moteur de recherche” dédié à l’image, au son et à la vidéo. De qui alimenter la flamme élyséenne qui affiche clairement sa volonté de soutenir des services alternatifs à Google, critiqué pour son approche considéré comme trop anglo-saxonne (voir édition du 16 mars 2005).

Le projet Quaero est censé aboutir à la création d’outils intégrés de gestion des contenus multimédias. Le champ de documents à indexer semble vaste puisqu’il intégrerait les données textuelles, les images fixes mais aussi des fonds de documents audio, des séquences animées et des scènes en 3D.

Les travaux multiples pour formater les documents (transcription, indexation, traduction automatique?) devraient aboutir “au développement de nouveaux services de mise à disposition des contenus et à la production de solutions et d’outils pour la gestion des informations multimédias”. L’exemple de moteurs de recherche étendus aux données audiovisuelles est mis en avant.

Au nom de la coopération économique franco-allemande, un bouquet de compétences universitaires, R&D et industrielles a été mis en place pour développer le projet Quaero. Le consortium inclut des organismes publics comme le CNRS, l’Université de Karlsruhe, l’INRIA ou l’INA mais aussi des prestataires spécialisés comme Bertin Technologies (traduction automatique), Jouve (numérisation et la reconnaissance des documents) et Exalead (moteur de recherche). De grandes entreprises télécoms comme Thomson, France Télécom et Deutsche Telekom seront également mis à contribution.

La 3G, un pan de la coopération économique

Un autre volet de coopération R&D apparaît dans le domaine des “réseaux multimédias du futur”. Il devrait permettre de développer une “approche de réseaux interopérables pour une connexion optimale permanente”. L’objectif étant de développer des technologies qui permettront à l’utilisateur d’accéder à ses services sans avoir à se préoccuper des réseaux utilisés pour cela.

Plusieurs pôles de R&D situés dans les universités de Munich, de Karlsruhe, de Berlin, d’Aix-La-Chapelle ou de Paris-VI sont parties prenantes de ce projet. Ils seront associés à des institutions comme le Fraunhofer Fokus, l’EURECOM, l’INRIA, le Groupe des Ecoles de Télécommunications (GET) ou le CNRS sont également entrées dans la boucle. Fort de leur savoir-faire technologique, les deux anciens monopoles télécoms de part et d’autre de la frontière (France Télécom et Deutsche Telekom en l’occurrence) apporteront leur soutien.

Le président de la BNF appelle au “sursaut” face à Google
Mercredi, Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), sort un ouvrage de réflexion intitulé “Quand Google défie l’Europe/Plaidoyer pour un sursaut” (édition Mille et une nuits). Un titre qui fait référence à une tribune que Jean-Noël Jeanneney avait publié dans Le Monde à la fin du mois de janvier pour dénoncer les tentations d’hégémonie de Google en matière de recherches en ligne.

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