Le 33 700 fait la peau aux SMS frauduleux

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Le gouvernement instaure un numéro unique pour lutter contre les SMS abusifs. Les opérateurs s’engagent aussi à mieux protéger les clients.

Vous ne savez pas quelle attitude adopter quand vous recevez ces SMS alléchants vous invitant à appeler un numéro surtaxé pour gagner des cadeaux ou communiquer avec un célibataire esseulé ? Dès le 15 novembre, vous pourrez signaler ces SMS abusifs en envoyant un message au 33 700.

Ce nouvel outil de lutte contre les spams sur les téléphones mobiles a été annoncé hier par Luc Chatel, le secrétaire d’Etat à l’Industrie et à la Consommation, et la Fédération française des télécoms.

Ainsi alertés, les opérateurs mobiles pourront prendre les mesures nécessaires pour sanctionner les spammeurs responsables de l’envoi de ces SMS frauduleux, comme bloquer les envois ou porter plainte si les messages font réellement état d’une arnaque dissimulée.

En début de semaine, Eric Besson, le secrétaire d’Etat en charge de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique, avant annoncé que le site signal-spam.fr, initialement lancé pour lutter contre les spams dans les boîtes e-mail, allait bientôt s’étendre au signalement des SMS frauduleux.

Protéger le consommateur contre la cloture de ligne non sollicitée

Par ailleurs, Luc Chatel a annoncé une autre mesure de protection des consommateurs portant sur la fermeture de ligne non sollicitée (slamming). Sans demande de sa part, ou sans un avertissement de l’opérateur, le client voit sa ligne coupée et tous les services attenants, comme Internet, la ligne téléphonique et la télévision par ADSL, sont interrompus. Et ce, sans aucune raison. Parfois, les lignes étaient rétablies… mais sous un autre opérateur.

Pour remédier à ces désagréments, la Fédération française des télécoms s’engage, à partir de janvier prochain, à rétablir gratuitement la ligne du client lésé dans un délai maximum de sept jours. Il pourrait également recevoir une indemnité de la part de son opérateur selon un baromètre qui n’a pas encore été établi. En outre, en cas d’un transfert de ligne non sollicité, le consommateur n’aura plus qu’un interlocuteur unique pour faire rétablir sa ligne : son opérateur habituel.


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