Le cloud computing va piano dans les TPE / PME

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L’adoption du cloud computing en entreprise a pris du retard. Les PME se montrent enclines à virtualiser leurs serveurs, mais les enjeux sécuritaires inhérents imposent un frein à la démarche.

La virtualisation des parcs informatiques en entreprise progresse à un rythme modéré. Au fait des enjeux sécuritaires que revêt l’adoption du cloud computing, les grands comptes se montrent plus frileux que les PME, elles-mêmes globalement réfractaires à la démarche.

Ainsi s’énoncent les conclusions d’une étude menée par le cabinet Ponemon, pour le compte d’Acronis, à l’appui des témoignages de quelque 6000 DSI de petites entreprises sondés dans 18 pays, essentiellement en Asie et Europe de l’Ouest, entre septembre et octobre 2011.

Evocateur, le constat reflète les heurts auxquels sont confrontés les prestataires de tels services d’hébergement à distance. La virtualisation des serveurs est certes en marche, mais elle affiche une progression moindre que celle escomptée.

En 2012, environ 29% des infrastructures de TPE / PME seront virtualisées (+21% en rapport au dernier baromètre annuel), loin des prédictions d’observateurs qui tablaient originellement sur un taux d’adoption de 33% à la fin 2011.

Ce taux d’adoption devrait s’afficher en hausse de 14% dans les grandes entreprises, significativement moins séduites, comme l’évoquait un peu plus tôt Gartner.

Dans 47% des cas, les usages qui en découleront se cantonneront pour tout ou partie à la sauvegarde de données. Un quart des sondés envisage d’y associer une déportation applicative et le recours à des solutions SaaS.

Le consensus s’accorde par ailleurs à encenser certains bienfaits de l’infonuagique, tout particulièrement la souplesse et la rapidité de déploiement (plébiscitées à 20%), mais aussi la baisse des coûts d’acquisition et de maintenance (18%).

Au rang des préoccupations qu’évoquent les directeurs techniques interrogés pour l’occasion, la disponibilité et l’extensibilité (scalability) de l’ensemble.

Subsiste toutefois une inconnue : la sécurité des données.

58% des DSI reconnaissent attacher trop peu d’importance à la sauvegarde des données. La virtualisation du stockage serait source de ce laxisme, effet pervers, alors que seules 24% des entreprises effectuent un back-up quotidien.

A cet instar, quand bien même 83% des PME ont déjà entrepris des démarches de délocalisation de leur parc informatique, les instances virtuelles n’en sont constitutives qu’à hauteur de 19%, aux antipodes de prévisions qui faisaient état d’un franchissement du seuil des 30% en 2011.

En cause, les multiples soupçons qui pèsent sur l’intégrité des fichiers (25% des Suédois s’en inquiètent, les Français sont 19%), notamment au vu du droit de regard que s’octroient les prestataires techniques, en vertu du Patriot Act.

Pour autant, moyennant la définition de politiques adéquates dans l’exercice de la sauvegarde et du contrôle des données, les entreprise se veulent optimistes : elle sont 50% à parier sur le cloud pour l’année 2012.


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