Le Conseil national du numérique, facteur de division dans son propre camp

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Syntec Numérique, Renaissance Numérique, Geste…La liste des organisations défendant leurs intérêts sur le numérique et mécontentes de la composition du CNN s’allonge.

(Correction 04/05/11) La composition du Conseil national du numérique (CNN) fait toujours du bruit.

Cette instance consultative, composée de 18 membres issus de divers domaines IT (télécoms, logiciels, contenus numériques…) et chargé “d’éclairer le gouvernement” sur les problématique du numérique, suscite toujours des remous au sein des organisations défendant des intérêts dans ce domaine.

Dans une nouvelle contribution blog, Guy Mamou-Mani, Président de Syntec Numérique, s’inscrit dans la cacophonie ambiante des protestations : bien que la chambre professionnelle des éditeurs de logiciels dispose d’un relais pour faire entendre sa voix au sein du CNN (Bruno Vanryb, Vice-Président de Syntec Numerique), ce ne serait pas suffisant.

“Avec le CNN, on parle beaucoup du numérique et c’est une bonne chose (…) C’est d’abord et avant tout d’Internet personnel qu’il s’agit (…) Cela laisse peu de place pour le secteur producteur !”, commente Guy Mamou-Mani.

Sous-entendu : la place accordée aux éditeurs de logiciels, sociétés de services et de conseils informatiques, fabricants de matériels et de composants, services télécoms est trop faible dans le panel du CNN.

Guy Mamou-Mani critique surtout les thématiques des commissions instaurées juste après la nomination de Gilles Babinet les commissions qui viennent d’être créées (“Croissance”, “Accès”, “Liberté”) : elles sont “orientées Internet personnel”.

De son côté, le Groupement des éditeurs de services en ligne (GESTE) considère que la thématique des contenus numériques ne trouvent pas sa place dans la composition du CNN. Certes, on trouve dans le collège Nicolas Voisin, éditeur d’Owni.fr.

Mais “la sur-représentation des différents intermédiaires, qu’ils soient opérateurs (4 postes + la Fédération française des Télécoms), distributeurs, access providers, ‘experts’ du marketing direct (2 postes), plates-formes de distribution face à un seul éditeur de contenus ne peut que stupéfier les membres du GESTE”.

Renaissance Numérique y met également son grain de sel. L’association regroupant des personnalités de l’Internet “ne reconnait pas le CNN comme interlocuteur exclusif des Parlementaires ni du Gouvernement pour toutes les questions ayant trait au numérique”.

(lire la fin de l’article page 2)


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