Le Crusoe à la conquête de l’Amérique

Mobilité

Adopté par plusieurs constructeurs sur le marché asiatique, les processeurs Crusoe débarquent sur le sol américain, notamment par l’intermédiaire d’un portable Cassiopeia Fiva de Casio. De son côté, société américaine RLX Technologie annonce un serveur Web équipé d’un processeur Crusoe. Une belle revanche pour Transmeta qui avait perdu la confiance d’IBM et Compaq, notamment.

Après le Japon, l’Amérique ! Alors que Transmeta semble s’implanter solidement sur le marché asiatique (voir édition du 23 mars 2001), les processeurs Crusoe débarquent aux Etats-Unis. Notamment à travers un modèle de portable Casio, le Cassiopeia Fiva MPC-206E annoncé pour la fin du mois. Cet ultra portable au format A5 et pesant moins d’1 kg est équipé d’un processeur Crusoe à 600 MHz (le TM5600), d’un disque dur de 20 Go, de 128 Mo de mémoire vive (extensible à 192 Mo) et d’un écran SVGA (800 x 600) TFT-LCD de 8,4″. Ses batteries Lithium-Ion offrent jusqu’à 9 heures d’autonomie selon le constructeur. Le Fiva MPC-206E est également généreux en interfaces de communication : port USB et Firewire, slot PC Card et CompactFlash de type II, modem V90 intégré, port Ethernet base T et RJ45, sortie vidéo RVB… Originalité à souligner, le Fiva serait équipé de Windows Me et d’une version Linux limitée à quelques applications dont un lecteur MP3 et un client FTP. Rien n’empêche cependant d’installer une version complète du système d’exploitation libre. Ce “Fiva Crusoe” est annoncé à 2 000 dollars (14 800 francs).

Introduit en début 2000, le Crusoe avait reçu les faveurs de Sony qui adoptait en septembre le processeur économe en énergie sur son Vaio PictureBook. Il était suivi par Nec, Casio puis Toshiba très récemment (voir édition du 7 mai 2001). Mais seul Sony et Nec ont abordé le marché américain en configuration Crusoe. Casio s’y essaie aujourd’hui. La situation évolue donc favorablement pour Transmeta et il ne manque plus qu’à convaincre IBM et Compaq. Les supporters des premières heures avaient soudainement changé d’avis et repoussé l’intégration des Crusoe à “plus tard” justifiant de difficultés techniques. Des prétextes qui n’avaient pas convaincu grand monde (voir édition du 8 novembre 2000).

Le Crusoe est aussi bon pour le serveur

Arguments d’autant plus injustifiés qu’IBM, qui produit les puces pour Transmeta, est l’un des investisseurs de RLX Technologies, société qui fabrique des serveurs Web basés sur des processeurs Crusoe (voir édition du 25 janvier 2001). RLX annonce notamment un modèle System 324 équipé en Crusoe 633 MHz avec 10 Go de disque dur et 256 Mo de mémoire vive en version Linux RedHat ou Windows 2000 Server. L’avantage mis en avant par RLX est la faible consommation des processeurs impliquant un faible dégagement de chaleur permettant ainsi de se passer de ventilateurs et, donc, d’économiser de la place. RLX estime le niveau de consommation de son serveur à 15 watts contre 75 pour les modèles concurrents.

Pour en savoir plus :

* Le site de Casio (en anglais)

* Le site de Transmeta (en anglais)

* Le site de RLX Technologies


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