Le Japon teste les mobiles de 4e génération

Mobilité

Alors que l’Europe se demande encore comment financer l’UMTS et qu’elle vient tout juste de lancer ses offres de téléphonie de deuxième génération (2G), le Japon ouvre la voie à tous les rêves… NTT DoCoMo vient de réaliser une expérience de transmission mobile avec des taux de transfert de 100 Mbits/s en téléchargement. Premiers pas de la 4G ?

La téléphonie 4e génération est-elle encore du domaine du rêve ? A l’heure où la France s’essaie à la 2G avec le GPRS, la 4G a tendance effectivement à prendre des allures de technologie de science fiction. D’autant plus que les projets UMTS sont encore quasiment dans les cartons… Et, à en croire le patron de Bouygues, la technologie GPRS suffirait nettement actuellement pour répondre aux besoins de la demande (voir édition du 12 septembre 2002).

Visiblement au pays du soleil levant, on ne l’entend pas de la même oreille… Alors que les services de téléphonie mobile de troisième génération sont lancés depuis un an, l’opérateur japonais de téléphonie mobile NTT DoCoMo, le père de l’i-mode, vient d’annoncer une expérimentation de transmission sans fil dite de quatrième génération (4G). L’expérience a permis un taux de transfert de quelque 100 Mbits/s en téléchargement et de 20 Mbits/s en émission. Juste à titre comparatif, le GPRS aujourd’hui dispose de débits variant de 25 à 30 Kbits/s en moyenne et un maximum de 40 Kbits/s. L’UMTS, quant à lui, est crédité de 2 Mbits/s.

Horizon… 2010

Toutefois, ces débits ont été obtenus en environnement protégé. Et les débits théoriques sont loin d’être la réalité… Avant le lancement des offres GPRS, les opérateurs parlaient d’un débit de l’ordre de 160 Kbits/s (voir édition du 24 mai 2002). Selon les premiers résultats, il s’avère que la norme de transmission 4G souffre de pertes de qualité du signal radio. Des petits détails que les scientifiques auront le temps de résoudre puisque la technologie est prévue pour être commercialisée, selon le ministère japonais des Postes et Télécommunications, en 2010.


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