Le Japon veut à son tour son Google

Mobilité

Le gouvernement japonais vient d’octroyer près de 89 millions d’euros à un
projet lié au développement d’un moteur de recherche.

Soucieux de reprendre un peu de leur pouvoir à des géants de la recherche comme Google, le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie doit apporter une aide d’environ 89 millions d’euros à un projet lié aux technologies de recherche en ligne.

Ce projet s’appuie sur des partenariats entre une dizaine de firmes high-tech japonaises, qui ont chacune un domaine de recherche bien identifié.

Un exemple, des scientifiques de NTT Data, Toyota InfoTechnology Centre et Toyota Mapmaster vont s’associer pour bâtir un système embarqué de navigation automobile plus personnalisé.

“Il reste à savoir comment des firmes japonaises comme Sharp et Matsushita peuvent être encouragées à apporter leurs services”, explique Toshihide Yahiro, le directeur de la branche IT du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie. “Ils ont clairement le savoir-faire pour concevoir des technologies et la technologie est à la base du système japonais. Mais nous devons nous attaquer à un nouveau service à valeur ajoutée, celui de la personnalisation”.

Ce financement intervient alors que le gouvernement japonais s’inquiète de voir contester l’avancée traditionnelle du pays sur l’électronique grand public par des groupes électroniques sud-coréens et taïwanais.

Les ministres se sont montrés tout aussi préoccupés par la domination exercée par des groupes internationaux comme Google. Ils espèrent que le nouveau projet permettra d’enrayer la perception d’un Japon commençant à être à la traine en matière d’innovation.

Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement monte au créneau pour essayer de contrer l’influence du géant Google. Les gouvernements français et allemands ont également lancé un programme similaire l’an dernier (Quaero), aujourd’hui séparé en deux initiatives distinctes opérant des deux cotés du Rhin (suite au retrait de l’Allemagne).

Traduction et adaptation d’un article de Vnunet.com en date du 6 septembre 2007.


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