Le Mac est-il doué pour les calculs distribués ?

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Qui n’a jamais rêvé de décupler la puissance de calcul de son Mac ? Une solution existe, le cluster. Seul problème, il faut posséder plusieurs Mac et développer les logiciels.

Les scientifiques et les chercheurs ont souvent besoin d’une puissance de calcul importante. La méthode en vogue consiste à connecter plusieurs ordinateurs entre eux pour répartir le calcul sur plusieurs machines, c’est ce que l’on appelle le clustering ou calcul distribué. Si Apple n’a jamais démontré de telles capacités, des dizaines de milliers de Macintosh participent au gigantesque projet Seti@Home de recherche de signaux extraterrestres dans les ondes captées par un radiotélescope, qui rassemble plus d’un million d’ordinateurs. Restreint au monde Mac, le projet Apple Seed, initié par des universitaires prouve que les réseaux de calcul fonctionnent parfaitement avec un minimum d’investissement et de développement.

Du côté matériel, le clustering ne pose pas de problème particulier. Des G3 suffisent. Le lien entre les machines se fait par le port Ethernet 10/100. Si cela n’est pas assez rapide, on peut opter pour des cartes Fast Ethernet 100. Le véritable obstacle vient des logiciels. MacOS n’est pas du tout adapté à ce genre d’architecture. MacOS 9 améliore le support multiprocesseur du système avec un nouveau noyau (le nanokernel) et de nouvelles librairies spécifiques pour le multiprocessoring. Les logiciels capables d’exploiter cette architecture sont rarissimes. Pour pouvoir partager le calcul entre plusieurs machines, il faut adapter ses logiciels. Plusieurs outils de développement sont disponibles en C et en Fortran. L’Université de Californie a mis en ligne des exemples d’applications ainsi que des environnements de développement.

Qu’en est-il des performances? Selon les tests fournis par les universités, la solution G3 réussit à offrir des performances honorables comparés à des solutions IBM ou Cray (de 1990). Tous les clusters Mac ont été réalisés dans des universités. L’un des plus importants est composé de 16 G3 dans un laboratoire de physique de l’Université de Californie. Si MacOS 9 a quelques aptitudes à gérer plusieurs processeurs, il faudra sans doute attendre les prochaines versions de MacOS X client et Server pour bénéficier d’une véritable gestion de multiples processeurs.

Pour en savoir plus : Projet AppleSeed


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