Le marché mobile français placé “sous surveillance”

Mobilité
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Compte tenu des nouveaux entrants et du brassement des technologies, l’ARCEP suspend son analyse pour une période de 12 à 18 mois.

Dans son rapport 2003, l’Autorité de Régulation des Télécommunications regrettait le manque de dynamisme du marché des opérateurs mobiles virtuels (MVNO), faute d’opérateurs ayant pris position. Pour l’édition 2004, le paysage a radicalement changé : l’ARCEP (ex-ART) y recense huit accords de ce type signés avec des acteurs comme 9Télécom, Télé2, M6 ou NRJ… “C’est une évolution notable et une opportunité pour un accroissement de la concurrence sur ce marché”, peut-on lire dans le document de synthèse.

Avec 45 millions de clients détenteurs d’un téléphone mobile, l’ARCEP estime malgré tout que ce marché, dont le chiffre d’affaires s’élève à 15 milliards d’euros, “plafonne”. Mais les innovations technologiques, l’évolution des normes télécoms, les nouveaux usages et les analyses des segments de marchés dans la mobilité ont poussé l’organisme de régulation des télécoms à adopter une position prudente, en accord avec la Commission européenne.

Par conséquent, le processus d’analyse de marché est suspendu pendant une période de 12 à 18 mois. Le marché mobile français est placé sous surveillance pour observer son évolution.

Les SMS, futur marché pertinent ?

Selon le pointage effectué par l’ARCEP, 10 milliards de SMS ont été échangés dans le courant de l’année 2004, soit un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros.

Dans une interview accordée à La Tribune, Paul Champsaur, président de l’ARCEP, a déclaré que le régulateur n’avait pas encore de position ferme sur la création éventuelle d’un marché pertinent spécifique en lien avec les messages courts sur mobiles.

Mais la polémique sur la tarification jugée trop onéreuse des SMS ne devrait pas mener à la création d’une analyse sectorielle du marché de détail des SMS.


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