Le nouveau FAI Erevia casse les prix sur le bas débit

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Conscient de son arrivée tardive sur le secteur, le dernier-né des FAI français, Erevia, propose l’accès bas débit le moins cher du marché à moins de 12 euros les 50 heures. Mais le manque de notoriété de la société risque de freiner le déploiement de son offre.

Un nouveau fournisseur d’accès Internet en France, qui n’est affilié à aucune banque ou institution et qui affiche les tarifs les plus bas du marché ? C’est encore possible. Ce nouveau FAI, Erevia, propose une offre pléthorique en bas débit : des forfaits échelonnés entre 5, 10, 20 et 50 heures par mois pour respectivement moins de 3,50, 6, 10 et 12 euros. Avec son forfait 50 heures à près de 15 euros, Free perd sa place de FAI le moins cher du marché.

Et ce n’est pas tout. Conscient des avantages de l’ADSL en termes de connexion illimitée, Erevia propose aussi une formule illimitée mais seulement le soir. Là encore, trois offres sont proposées : l’illimité uniquement le soir, puis la même formule avec des forfaits de 20 et 40 heures le jour, respectivement pour 9, 15 et 22 euros par mois. Dans ce cas, les tarifs se rapprochent de ceux de Tiscali avec ses forfait illimités soir/jour et week-end (voir édition du 28 janvier 2003). Et la fenêtre de navigation illimitée commence à 22 heures pour se terminer à 7 heures (20 heures à 8 heures chez Tiscali). Autre contrainte, il faut souscrire au options tarifaires Primaliste et/ou Malicio Nuit de France Télécom pour bénéficier des tarifs Erevia. Ces options, qui offrent des réductions sur des numéros d’appel prédéfinis, sont facturées 1,50 euros par mois qui s’ajoutent au forfait Erevia.

Mais il y a plus ennuyeux que la souscription optionnelle obligatoire. “Pour chaque connexion ‘courte’ initiée dans les heures du Forfait, l’opérateur téléphonique facturera un coût additionnel et forfaitaire”, lit-on dans le détail des offres. Et ce que Erevia appelle “connexion courte” varie entre 15 minutes pour le forfait 5 heures et 35 minutes pour le 50 heures. Autrement dit, toute connexion inférieure à ces durées minimale sera facturée entre 0,043 et 0,065 euro. Des sommes ridicules mais la formule est d’une certaine manière contraignante. “Ce sont des charges répercutées par les opérateurs téléphoniques”, justifie un porte-parole, “en contrepartie, nous proposons la communication hors forfait la moins chère du marché à 0,02 euro.” Au moins, les forfaits n’engagent à aucune durée minimale d’abonnement. Et l’abonné, directement facturé par France Télécom, n’a pas à fournir ses coordonnées bancaires ou son numéro de carte bancaire.

Manque de notoriété

Au delà de ces relatives contraintes, Erevia risque cependant de susciter la méfiance. Aucune adresse postale n’est indiquée sur son site Web, et encore moins d’identité sociale. Même son service d’assistance technique se borne à une adresse e-mail. “Erevia a été créé par une équipe d’une dizaine de professionnels de l’informatique et adossée à des financiers britanniques”, rassure le porte-parole. “La société est basée à Courbevoie (92) et le site est encore en version bêta, les informations sur notre identité arriveront avec la montée en charge.” Quant aux tarifs très concurrentiels, ils ont été obtenus selon un modèle d’optimisation des frais de fonctionnement. “Tout est automatisé”, nous déclare-t-on, “nous comptons d’ailleurs lancer des formules similaires dans d’autres pays européens.” Une offre ADSL est également à l’étude mais aucune date de lancement n’est à ce jour fixée.

Conscient de ces contraintes et de sa faible notoriété, le nouveau FAI se montre agressif et offre intégralement son forfait “illimité le soir” jusqu’au 30 juin. Reste qu’il faudra probablement plus de deux mois d’abonnement gratuit pour gagner la confiance des internautes.


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