Le noyau Linux 3.5 plus sécurisé, autonome et performant

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Stabilité, performances, autonomie, sécurité : le noyau Linux 3.5 fait le tour de la question pour laisser la part belle au système de fichiers Btrfs, à une meilleure gestion du réseau et à des composantes taillées pour les développeurs.

Les nouveautés du noyau Linux 3.5 s’énoncent en termes de stabilité, de performances, d’autonomie et de sécurité.

Le système de fichiers EXT4 en ressort tout particulièrement frais et dispos.

Il utilise désormais des sommes de contrôle pour vérifier la correspondance entre des métadonnées et un fichier lié, puis les corrige en cas d’incohérence, sans baisse de performance.

Introduite fin mai avec la version 3.4, l’alternative Btrfs prend également racine.

Ce système de fichiers open source signé de la griffe d’Oracle offre une meilleure gestion des erreurs disque et dans cette lignée, propose des outils de réparation adéquats.

Dans sa mouture 3.5, le kernel Linux intègre par ailleurs l’algorithme de gestion de file de traitement CoDel, destiné à minimiser les temps de latence, voire les erreurs, dus à la multiplicité des tampons mémoire sur la chaîne réseau.

De même, il est dorénavant possible d’interrompre une connexion TCP pour la reprendre sur une autre machine. Les performances de l’infrastructure croissent également en matière de retransmission des paquets IP perdus.

Les développeurs Linux bénéficieront en outre de fonctions pointilleuses de gestion de l’énergie, avec un mode de mise en sommeil inspiré de celui d’Android.

A savoir que le système est plongé dans un état de semi-inactivité lorsque aucune tâche “importante” ne s’exécute. Certaines applications embarquent déjà de telles routines qui faisaient jusqu’alors encore défaut au noyau.

Pour l’aspect sécurité, la composante Seccomp filtre avec précision les appels système qu’un programme est en droit d’utiliser.

Il s’agit en quelque sorte d’un bac à sable sur mesure, souligne Silicon.fr.

Avec l’outil kprobes, il est même envisageable de placer des sondes dans le kernel. Les uprobes font de même dans l’espace utilisateur, exploité par les applications et les librairies.

Un outil précieux pour les développeurs, qui pourront ainsi tracer avec précision le fonctionnement de leur code.

A noter enfin une prise en charge optimalisée des cartes graphiques AMD de dernière génération. Linux 3.4 s’était concentré sur la plate-forme Nvidia Tegra, dont il prenait en charge l’unité de chiffrement intégrée.

Crédit image : © julien tromeur – Fotolia.com


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