Le PC de poche se fond dans le réseau d’entreprise

Mobilité

Psion présente un nouvel assistant numérique compatible avec les bases de données allégées Oracle 8i Lite. Qu’il s’agisse du Palm ou du nouveau modèle de Casio, chacun met en avant ses innovations pour développer le travail mobile en liaison avec les serveurs d’entreprise.

Psion vient d’annoncer la sortie de son premier assistant numérique NetBook capable de communiquer avec les bases de données Oracle 8i Lite. Compatible Java, l’appareil utilise le système d’exploitation Epoc de Symbian et affiche une mémoire vive extensible de 32 Mo à 64 Mo. Dépliable, équipé d’un écran couleur VGA et d’un navigateur Web, il se positionne comme ses concurrents (munis de Palm OS ou Windows CE) sur le marché des ordinateurs de poche qui amélioreront le partage d’information chez les salariés des entreprises.

Jusqu’à présent, les flottes d’assistants numériques, déployées dans les métiers de l’assurance, de la banque ou de la santé n’ont séduit que quelques entreprises. “C’est un phénomène encore récent en France, qui ne se développe que depuis quelques mois”, prévient Pascale Julian, responsable des partenariats chez Psion France. Mais la demande augmente rapidement, qu’il s’agisse de communiquer à distance avec son PC de bureau, consulter son courrier électronique, mettre à jour une base de données de clients ou simplement travailler avec un appareil peu encombrant. A Toulon, les équipes commerciales de la compagnie d’assurance AGPM ont adopté le Psion Series 3 pour référencer les données de leurs assurés et avoir sous la main les tarifs des prestations, grâce à une application développée en interne. Chez Fiat Crédit France, 1100 responsables commerciaux répartis chez les concessionnaires du constructeur automobile ont reçu un assistant Palm IIIx. Confrontés à un véritable dilemme lors de la présentation d’un véhicule, ils devaient quitter le client pour calculer sur l’ordinateur du bureau les conditions financières d’un achat ou d’un leasing. Les données intégrées au Palm sont désormais disponibles dans la poche et sont mises à jour régulièrement par Minitel à partir de trois bases de données liées aux modèles et aux conditions des offres financières.

Reste que l’intégration d’assistants numériques dans un parc informatique n’est pas toujours simple, surtout s’il faut prendre en compte plusieurs systèmes d’exploitation et dont les applications ne sont pas compatibles entre elles. Les constructeurs s’orientent donc vers des solutions client/serveur qui permettent de synchroniser en une seule fois des données vers tous les assistants numériques de la flotte. Ainsi, Palm Computing a présenté à la mi-octobre deux nouveaux produits, une station d’accueil HotSync Ethernet et un logiciel serveur capable de gérer jusqu’à 2000 assistants Palm en réseau. Accessible au bureau sur la station HotSync ou en déplacement à l’aide d’une connexion modem, la partie HotSync Server compatible POP3/IMAP4 supprime le recours à l’ordinateur pour retirer son courrier électronique ou mettre à jour ses rendez-vous. En France, le modèle de la gamme le plus récent (le Palm V), possède 2 Mo de mémoire vive et permet de stocker environ 6000 fiches de contact clientèle. Un nouveau modèle professionnel fraîchement dévoilé par Casio, désigné au Japon sous le nom Cassiopeia E-80, dépasse allégrement cette capacité avec 288 Mo de mémoire disponible pour manipuler des bases de données. Côté serveur, Casio s’est associé avec Sybase pour coordonner les synchronisations à l’aide du produit Adaptative Server Anywhere.

Une ombre subsiste toutefois. Les entreprises manquent encore de recul pour juger du coût global de ces assistants numériques. Selon les cas, les flottes déployées peuvent aller de quelques dizaines d’appareils à un millier. Les retours d’expériences de longue durée et comparables entre eux sont encore peu nombreux. Les budgets nécessaires sont encore mal cernés, notamment en matière de maintenance. Une étude américaine du cabinet Gartner Group propose déjà quelques chiffres (voir édition du 19 octobre 1999). Selon ses données, un terminal sous Palm OS représente un coût annuel moyen de 2690 dollars (2485 euros). Les modèles sous Windows CE reviendraient un peu plus cher, à 2790 dollars (2577 euros).

Pour en savoir plus :

* http://www.psion.fr

* http://www.3com.fr

* http://www.oracle.com


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