L’e-procurement, un secteur neuf mais plein de promesses

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La deuxième étude d’Accenture sur l’e-procurement vient de paraître. Le secteur, bien qu’encore récent, n’empêche pourtant pas d’avoir un retour d’expérience de la part des entreprises utilisatrices de places de marché. Ces dernières semblent correspondre aux besoins des entreprises.

Accenture, société spécialisée dans le conseil en management et en technologies de l’information, vient de publier une enquête sur l’e-procurement. Selon le cabinet de conseil, les entreprises européennes qui ont adopté les technologies d’e-procurement commencent à voir les effets positifs des places de marché. “Dans la plupart des cas, les enchères génèrent un fort retour sur investissement. En revanche, il est encore trop tôt pour dresser un bilan définitif concernant la gestion des commandes via les catalogues en ligne, étant donné que la plupart des entreprises européennes interrogées en sont encore au stade pilote ou post-pilote de leurs projets”, explique Richard Laub, associé d’Accenture et spécialiste de l’e-procurement.

Selon Accenture, les entreprises ont en moyenne affecté 1 à 2 % de leurs dépenses aux enchères en ligne. C’est peu, mais il ne faut pas oublier que le secteur n’en est qu’à ses débuts. D’autant que les entreprises semblent séduites. Les entreprises interrogées par Accenture estiment qu’à terme les dépenses consacrées à ce système permettront de réduire les coûts souvent de manière significative.

Solution interne ou externe ?

L’étude a identifié quatre prestataires de services d’enchères en ligne. En premier lieu, on trouve les prestataires de services spécialisés tel Freemarkets. “Cette solution jouit d’une relative popularité, car le ticket d’entrée est peu élevé. De plus, elle est prête à l’emploi et généralement simple d’utilisation”, estime Richard Laub. Viennent ensuite les places de marché indépendantes spécialisées dans une catégorie de produits. Cette solution bénéficie de l’existence préalable de fournisseurs spécifiques aux différents secteurs qui ont déjà une bonne expérience des appels d’offres et des enchères en ligne. Accenture distingue encore les places de marché verticales (Covisint, CPGmarket?). Ces solutions sont généralement utilisées par les membres fondateurs de la plate-forme d’échanges électroniques comme moyen de générer rapidement des liquidités pour la place de marché en question. Reste enfin les solutions internes, qui consistent pour les entreprises à acheter une licence à des sociétés telles que Moai, Ariba et à l’exploiter en interne. Cette solution a été adoptée par des entreprises ayant une grande expérience dans le domaine des enchères et anticipant des besoins importants.

Les PME/PMI moins impliquées

Les entreprises en marge de la construction de places de marché électroniques sont pour la plupart des entreprises de moindre envergure, caractérisées par une implantation essentiellement nationale. Ces entreprises sont trop petites pour bâtir leur propre place de marché, mais s’interrogent sur le choix de la place à rejoindre. “Nous pensons assister à un mouvement de concentration des plates-formes d’échanges dans un proche avenir, la taille actuelle du marché ne paraissant pas viable à terme”, juge Pascal Cretot, associé d’Accenture et spécialiste des activités de supply chain management (SCM). Et d’ajouter : “De nombreuses multinationales ont déjà formé des partenariats au sein de leurs secteurs en vue de créer des places de marché qui renforceront leur influence et leur pouvoir d’achat, et ce dans le but d’une part d’encourager les fournisseurs à participer et d’autre part de conserver les bénéfices au sein de leurs propres entreprises plutôt que de payer des prestataires indépendants.”


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