Le READSL est lancé

Mobilité

En validant le lancement technique du Reach Extended ADSL, l’ART permet aux opérateurs d’allonger de deux kilomètres environ la portée du haut débit sur les lignes téléphoniques.

Toujours plus loin. L’Autorité de régulation des télécommunications (ART), ou plutôt l’ARCEP (voir encadré) a donné, vendredi 27 mai, un avis favorable au déploiement du Reach Extended ADSL2 (READSL2). Cette technologie permet d’augmenter la puissance du signal afin de prolonger de 5 à 10 % la portée des lignes ADSL. Au delà de 5 kilomètres, voire 6, entre la prise téléphonique de l’abonné et le DSLAM (le concentrateur des lignes numériques généralement situé dans le central téléphonique), l’affaiblissement du signal ne permet plus de bénéficier du haut débit. Le READSL2 prolonge la portée du signal et étend jusqu’à 7 kilomètres, voire 8, l’accès à l’ADSL. En revanche, la technologie READSL2 limitera les débit à 512 Kbits/s en réception et 128 Kbits/s en émission. C’est toujours mieux que le bas débit à 56 Kbits/s.

Le READSL s’adresse donc aux internautes trop éloignés du central téléphonique, parfois de quelques dizaines de mètres, pour bénéficier de l’ADSL. Il est difficile de savoir combien de lignes sont précisément concernées. En Langudoc-Roussillon, “30 000 lignes supplémentaires seront éligibles”, soulignait France Télécom le 4 mai dernier dans le cadre d’un point sur le haut débit dans cette région. Mais l’opérateur historique reste discret quant au déploiement de la nouvelle technologie sur l’ensemble du territoire. On sait seulement que 96 % des lignes seront, selon l’opérateur, ouvertes à l’ADSL à la fin 2005. Mi 2006, ce taux devrait avoir évolué à 98 %.

Pour être fonctionnel, le READSL2 nécessite une mise à jour des DSLAM. Le Comité d’experts pour l’introduction de nouvelles techniques sur la boucle locale recommande une phase de test de 6 mois à compter du 17 mai dernier. Créé en 2002 et composé de France Télécom, d’opérateurs du dégroupage et d’industriels constructeurs de DSLAM et de modems, le Comité en question préconise le test sur les lignes dont l’affaiblissement est de 75 dB à 300 KHz maximum. Si le test est concluant, l’opération sera portée sur les lignes dépassant les 75 dB d’affaiblissement du signal. Les opérateurs alternatifs, tels que Free, Cegetel et Neuf Télécom devraient avoir intégré cette technologie dans leur architecture réseau.

L’ART change de nom
En élargissant ses compétences au marché postal, comme l’entend la loi promulgué au Journal Officiel du 21 mai dernier, l’ART en profite pour changer de nom afin d’y refléter ses nouvelles missions. L’ART devient donc l’ARCEP pour Autorité de régulation des communications électroniques et des postes. Son collège passe de 5 à 7 membres.

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