Le retour d’ATI sur Mac ?

Mobilité

Avec la sortie du nouvel iMac, le monopole des cartes graphiques du Mac est passé aux mains de nVidia. En un an, le fabricant de puces graphiques est passé d’une absence totale sur la plate-forme à une domination presque sans partage sur les gammes d’ordinateurs de bureau. Le canadien ATI ne détient plus que le marché des portables, mais ses cartes pourraient reparaître… en option.

Quel changement pour le californien nVidia ! De sa position d’outsider, pouvant entrer sur le marché des machines d’Apple seulement par la petite porte (celle des achats spontanés de clients pour leurs machines de bureau professionnelles), le fabricant de cartes et de processeurs graphiques de Santa Clara est devenu le premier fournisseur d’Apple pour ses machines de bureau. La firme, dont la première puce pour Mac a été annoncée en juin 2000 à New York (voir édition du 30 juin 2000), a été embarquée dans les Mac en janvier 2001 avec les premiers PowerMac dépassant les 500 MHz. Depuis, les Mac professionnels sont désormais proposés avec les GeForce 2MX en 32 ou 64 Mo de Ram ou avec la GeForce 3 dotée de 64 Mo de mémoire DDR en option à la commande (voir édition du 23 février 2001). Avec le nouvel iMac, la firme signe un doublé : ses puces sont désormais également embarquées dans les machines grand public. C’est la GeForce 2MX qui a été retenue, dotée d’un processeur qui permet la visualisation de données en 2D ainsi qu’en 3D en 32 bits.

Malgré tout, la domination de nVidia tient à peu de choses : il se murmure qu’ATI pourrait regagner le coeur de Mac professionnels en option à la commande dès la sortie de la prochaine mise à jour des machines. La puce Radeon, qui est toujours proposée dans une version pour portables PowerBook, pourrait ainsi à nouveau être vendue sur le site d’Apple. Les relations entre la firme de Cupertino et le canadien s’étaient tendues après une annonce de presse lâchée un peu trop tôt, avant le discours de Steve Jobs, en juillet 2000 (voir édition du 21 juillet 2000). nVidia avait réussi à creuser son trou suite à ce refroidissement.

Peu de souplesse dans la configuration

Reste que la GeForce 2 MX fait l’objet, comme ses prédécesseurs sur iMac, d’une polémique lancée par certains utilisateurs passionnés, qui reprochent à Apple de ne pas leur avoir laissé la possibilité de modifier la configuration de base. L’iMac, présenté par Apple comme la machine grand public par excellence, est souvent considéré comme faisant piètre figure dans le domaine des jeux par rapport à des machines concurrentes. Il faut dire que les niveaux de traitement des puces graphiques du nouvel iMac sont trois fois inférieurs au haut de gamme du fabricant ou du concurrent ATI (voir édition du 14 décembre 2001).

L’iMac mauvais joueur ?

Les demandes des joueurs, si elles s’avèrent quelque peu excessives au regard des besoins de l’utilisateur moyen, tombent à un moment où l’industrie du jeu réalise un regain d’efforts pour proposer des titres sur Mac (voir édition du 22 octobre 2001). L’absence d’une quelconque option de modification de la carte graphique à la construction paraît donc de nature à continuer de freiner la venue de joueurs sur Mac. L’argument reste toutefois bien faible face à la multiplication des machines spécifiquement dédiées au jeu. En cela, la bataille pour l’ordinateur ludique semble dépassée par la montée en puissance du marché des consoles. Un marché dont le profil ne correspond pas aux opportunités que recherche actuellement Apple. Aucune console frappée de la Pomme ne risque donc de consoler un jour les aficionados du jeu sur Mac…


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