Le retour de Napster est retardé

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Le PDG de Napster vient d’indiquer que le service d’échange de fichiers serait de retour “probablement lors du premier trimestre de l’année prochaine”. Konrad Hilbers justifie ce retard par les difficultés que rencontre Napster à se fournir en contenu licencié. Dans le même temps, le nombre d’internautes partageant de la musique a été pratiquement divisé par deux entre février et août dernier.

Il ne faut pas s’attendre à revoir Napster fonctionner avant l’année prochaine. Konrad Hilbers, le nouveau PDG du service d’échange de musique sur Internet, l’a confirmé ce 29 octobre, lors d’une conférence Webnoize réunissant les acteurs de la musique numérique. Napster sera de retour “probablement lors du premier trimestre de l’année prochaine”, a-t-il indiqué, cité par Associated Press. L’ancien responsable de la gestion administrative de Bertelsmann Music (BMG), qui officiait auparavant chez AOL Europe, confirme ainsi que le service ne sera pas prêt avant la fin de l’année, contrairement à ce que répétaient ses responsables. On pouvait s’en douter, puisque, quelques jours plus tôt, les abonnés à une liste de diffusion de Napster étaient invités à répondre à un sondage préparant le déploiement du service légal par abonnement, un nouvel élément ne laissant pas présager d’une arrivée rapide du service (voir édition du 29 octobre 2001).

Pour justifier le retard, Konrad Hilbers explique que “le plus gros obstacle que rencontre Napster est d’obtenir du contenu”. A la mi-octobre, lors de la dernière audience en date dans le procès qui l’oppose à l’industrie de la musique, Napster avait déplacé le débat sur les termes du contrat le liant aux maisons de disques. Les avocats du logiciel de peer-to-peer avaient souligné que son accord avec MusicNet le gênait pour obtenir les licences d’exploitation d’autres catalogues que ceux de la plate-forme réunissant BMG, EMI et Warner. Ils jugent qu’il s’agit d’un “usage abusif du copyright” (voir édition du 12 octobre 2001).

Les Majors tâtent le terrain

Pour l’instant, seul EMI a licencié son catalogue à la fois sur MusicNet et PressPlay. Les deux plates-formes des Majors restent prévues pour avant la fin de l’année, mais uniquement aux Etats-Unis dans un premier temps. En France, Universal Music prépare le terrain en lançant le 2 novembre e-compil, un site de téléchargement de titres provenant de son catalogue. Présentée comme un test, l’initiative demeure timorée et les contraintes techniques importantes (voir édition du 25 octobre 2001). Lors de la conférence du 29 octobre, Konrad Hilbers a répété que Napster emploierait une technologie empêchant la copie et la mise à disposition des fichiers audio sur Internet, sans plus de précisions.


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