Le spim, fléau des messageries instantanées

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De plus en plus de messages commerciaux indésirables perturbent les services de messagerie instantanée. Le phénomène reste toutefois de moindre ampleur que celui du spam.

Après le spam, le spim. La messagerie instantanée est, comme le courrier électronique, de plus en plus parasitée par des messages commerciaux indésirables, appelés spim. Plusieurs sociétés d’études ont tenté de quantifier le phénomène. D’après le Radicati Group, il deviendra massif au cours de l’année 2004, qui verra leur nombre passer de 400 millions en 2003 à 1,2 milliard. Ferris Research estime que 500 millions de spims ont été envoyés en 2003 tandis que le Yankee Group annonce que 5 à 8 % des messages instantanés échangés dans un cadre professionnel seraient des spims. Bien sûr, cette explosion du phénomène résulte de l’utilisation croissante de la messagerie instantanée, notamment au sein des entreprises. En effet, d’après le cabinet d’études Ferris Research, le marché de la messagerie instantanée d’entreprise a connu une croissance de 130 % entre 2002 et 2003. La même source prévoit une croissance de 85 % entre 2003 et 2004 et d’ici à 2007, ce marché connaîtra une croissance annuelle de 79 % et concernera alors 182 millions d’utilisateurs.

Cela dit, le spim n’est encore qu’un phénomène de faible ampleur par rapport au spam, dont le nombre sera, selon le Radicati Group, multiplié par deux en 2004 pour atteindre 35 milliards. On estime que désormais plus d’un e-mail sur deux est un message indésirable. Le principal problème que pose la messagerie instantanée est d’ordre sécuritaire (voir édition du 12 avril 2003). Le plus souvent, les utilisateurs de messagerie instantanée en entreprise installent un service grand public sans en référer au service informatique. La messagerie instantanée devient alors une porte d’entrée pour le vol de données confidentielles ou l’introduction de virus…


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