Le streaming français s’anime en Mioozic

Entreprise
Mioozic

La France du streaming accueille un nouveau venu, le dénommé Mioozic, qui, sur la base de formules exclusivement payantes et sans publicité, bouleverse à sa façon l’écoute musicale.

Officiellement lancé le 26 septembre, Mioozic est un Français pur beurre, énième acteur d’un marché de la musique en streaming en ébullition.

Son originalité : un catalogue de quelques centaines de milliers de morceaux, diffusés sans publicité, en fonction des styles musicaux et non des titres, des albums ou des artistes.

En contrepartie d’une expérience dénuée de tout encart de réclame parasite, l’absence de formules gratuites, à l’exception de ce mois d’essai accordé avant une souscription éventuelle à l’un des trois forfaits en vigueur : 3 euros pour 24 heures, quand le mois passe à 9 euros et l’année à 72 euros, soit 20 centimes par jour dans ce dernier cas de figure.

Malgré un accord phare avec Universal Music, le répertoire semble cruellement manquer de profondeur. Le site revendique une base de données constitué d’environ 600 000 éléments, soit 20 à 30 fois moins que Spotify, qui ne joue toutefois pas dans la même catégorie.

En témoigne ce parti pris de proposer aux abonnés une écoute selon des critères pour le moins exotiques. Plus que de supplanter l’usage de services alternatifs, Mioozic se pose en complément idéal dans le cadre de soirées à thèmes.

Et pour cause : les morceaux sont triés par style (jazz, funk, rap, pop-rock…), voire par pays ou encore en fonction des instruments impliqués.

Néanmoins, quand bien même ces “radios intelligentes” favorisent la découverte de nouveaux genres tout en simplifiant le processus de création de listes de lecture apparentées, le concept, quoique dans l’ère du temps, n’a plus grand-chose de novateur à l’heure où une concurrence emmenée par Grooveshark propose des options similaires.

Que reste-t-il alors au valeureux Mioozic pour faire valoir sa pertinence dans la différence, face à des services qui ont déjà une longueur d’avance, tout du moins en termes d’audimat et d’abonnés payants ?

A défaut d’un catalogue étoffé, d’un client de bureau et d’une diffusion en haute qualité (du 128 kbits/s, quand l’exploitation du 320 kbits/s est largement envisageable avec une connexion haut débit), l’utilisateur bénéficie d’une interface colorée, aérée, sur laquelle il conserve un contrôle quasi intégral, sans coupure publicitaire intempestive.

Pour peu que l’on veille aux égarements de ce capricieux platiniste virtuel et que l’on accepte de faire fi des quelques grésillements à la lecture, l’offre “100% légale” de Mioozic constitue une alternative crédible à Deezer et consorts.


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