Le très haut débit reste en retrait en France

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L’ARCEP affirme qu’à peine plus de 10% des foyers éligibles souscrivent actuellement un abonnement très haut débit. Sur les 22 millions de lignes que compte l’Hexagone, plus de 9 sur 10 se cantonnent au haut débit par ADSL.

Sur les quelques 5 millions de foyers français éligibles au très haut débit par technologie optique ou coaxiale, seulement 555 000 en sont souscripteurs, soit à peine 1 sur 10, à raison de 400 000 via le câble et le reste par le biais de la fibre.

En parallèle, selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), le haut débit continue sa progression à 1,35 million d’abonnements supplémentaires en un an, depuis le début de l’été 2010, note Silicon.fr.

Au 31 juin 2011, l’Hexagone totalise un peu plus de 22 millions de lignes à haut et très haut débit, dont une écrasante majorité par ADSL (20,4 millions), additionnée de quelques poussières en câble, satellite et BLR.

A eux deux, fibre et coaxial ne réunissent guère plus d’un demi-million de clients, avec 191 000 néo-titulaires en un an, la fibre ne concernant qu’un tiers de ces clients.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir déployé des efforts pour étendre le réseau de la fibre résidentielle. France Telecom loue désormais 4560 kilomètres d’infrastructures à des opérateurs tiers, contre près de quatre fois moins en juin 2010.

En théorie, le nombre de logements éligibles à la fibre optique “pure” dépasse dorénavant le million, contre 4,2 millions pour la fibre avec terminaison coaxiale.

Dans la pratique, cette mutualisation ne s’appliquerait cependant qu’à 336 000 d’entre eux, pour moins de 10 000 détenteurs d’un abonnement à très haut débit.

Et pourtant, ces offres qui affichent 305% de croissance annuelle semblent amenées à s’imposer comme le vecteur numéro un de développement de la fibre en territoire français.


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