Le Wi-Fi serait moins dangereux que le GSM

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Pour l’association Wireless Link, si les ondes électromagnétiques peuvent
nuire à la santé, ce n’est pas sur le Wi-Fi qu’il faut jeter la première pierre.

Les ondes wifi sont-elles dangereuses pour la santé? C’est ce que laisse entendre le titre d’un article publié en une du quotidien gratuit Metro ce lundi 27 novembre 2006. L’article y fait référence à l’interdiction d’exploitation de réseaux Wi-Fi dans deux écoles primaires britanniques à la suite des plaintes de parents d’élèves. Une information traitée à l’origine par le Times sur lequel le texte de Metro ne donne que trop peu de détails.

Il n’en reste pas moins vrai que les réseaux Wi-Fi se multiplient dans les habitations, mais aussi dans les métropoles comme Paris à partir d’antennes relais, dans la plus totale méconnaissance des effets éventuellement secondaires sur la santé humaine. “A ma connaissance, il n’existe pas d’étude scientifique sur les dangers ou l’innocuité du Wi-Fi ni de projet en ce sens”, assure à Vnunet.fr Joël Gaget, directeur délégué de Wireless Link, une association créée en 2003 qui regroupe les principaux opérateurs Wi-Fi en France.

Pour le porte-parole de Wireless Link, le Wi-Fi présente moins de danger en matière de puissance d’émission d’ondes électromagnétiques que les téléphones GSM, dont les études scientifiques peinent à s’accorder en termes de santé publique. “Un téléphone GSM émet une puissance de 600 milliwatt (mW) en moyenne contre 30 mW pour l’émetteur Wi-Fi d’un ordinateur portable et 100 mW pour une antenne relais”, explique Joël Gaget. “De plus, la portée du Wi-Fi décroît au bout de quelques dizaines de mètres alors qu’un téléphone GSM est collé à l’oreille”, ajoute-t-il. Les puissances d’émission des stations de base (les antennes) du réseau téléphonique GSM se chiffrent en centaines de Watt tandis qu’un téléphone mobile peut atteindre 2 Watt.

Le cas des personnes électrosensibles

Sans oublier les autres appareils du quotidien qui émettent également des ondes électromagnétiques comme les téléviseurs, les fours à micro-ondes ou les téléphones sans fil à la norme DETC. Ou encore les lignes à haute tension ou les oreillettes Bluetooth. “Avant de parler des danger du Wi-Fi, il faudrait d’abord évoquer d’autres équipements très proches dans notre environnement en matière de radiation”, soutient le porte-parole de l’association. Autrement dit, le Wi-Fi n’est pas la priorité en matière d’évaluation des dangers éventuellement provoqués par la présence des ondes électromagnétiques.

Il reste cependant le cas des personnes à la sensibilité aux ondes électromagnétiques particulièrement développée, dites “électrosensibles”. Selon l’association belge Teslabel, toujours évoquée dans l’article de Metro, ces personnes se plaignent régulièrement de maux de tête, voire d’échauffements, de sensations de brûlures au visage, de tremblements et d’emballement du coeur provoquée par la présence d’ondes Wi-Fi ou GSM.

Mais Joël Gaget “voit mal comment on pourrait encore réduire la portée du Wi-Fi”. Pour lui, la question se soldera par la mise en “adéquation entre la dangerosité éventuelle et le confort personnel” qu’apportent ces nouvelles technologies sans fil.


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