Les autorités européennes autorisent le rachat de Sun par Oracle

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Après une enquête approfondie, la Commission européenne donne son feu vert au rachat de Sun par Oracle. Cette acquisition ne devrait pas fausser la concurrence sur le marché des bases de données.

Finalement, c’est oui ! Bruxelles vient d’autoriser le rachat de Sun par Oracle, alors que les autorités américaines avaient donné leur feu vert en août dernier, quatre mois après l’annonce de l’acquisition, chiffrée à 7,4 milliards de dollars.

Comme promis, la Commission européenne vient de rendre ses conclusions sur l’enquête approfondie lancée début septembre afin de vérifier que le rachat de Sun par Oracle ne risquait pas d’entraîner une distorsion de la concurrence sur le marché des bases de données.

La Commission européenne approuve donc ce rachat, sans conditions. Pourtant, elle avait émis de sérieux doutes sur cette acquisition il y a quelques semaines, en expliquant que l’UE avait besoin de poursuivre son enquête car celle-ci avait révélé “que l’opération envisagée soulève des doutes sérieux quant à sa compatibilité avec le marché unique, en raison de problèmes de concurrence sur le marché des bases de données”. MySQL de Sun et les bases de données d’Oracle étaient au cœur de l’enquête.

La firme de Larry Ellisson semble donc avoir réussi à balayer toutes les hésitations des autorités européennes. “La Commission est parvenue à la conclusion que l’opération n’entraverait pas de manière significative le jeu d’une concurrence effective dans l’Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci”, expliquent les autorités anti-trust dans un communiqué.

“Je suis désormais satisfaite, la compétition et l’innovation seront préservées sur les marchés concernés. L’acquisition de Sun par Oracle a le potentiel pour revitaliser d’importants actifs et créer des produits nouveaux et innovants”, a souligné Neelie Kroes, la commissaire européenne à la Concurrence.

Bases de données : l’UE fait le pari d’une saine concurrence

Les autorités européennes estiment donc ainsi que, même si MySQL et Oracle sont bien en concurrence sur certains segments du marché des bases de données, “ils ne le sont pas directement sur d’autres. C’est le cas, par exemple, pour le segment haut de gamme”.

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