Les bandeaux de pub font moins recette

Mobilité

La publicité en ligne représente en France 462 millions de francs. Selon l’IAB et Pricewaterhouse, les modèles existants permettant la diffusion de la publicité sur Internet devraient évoluer au profit de solutions plus classiques.

Internet attire toujours autant les annonceurs. Si la publicité sur le Net reste marginale face aux supports plus anciens tels la télévision, la radio ou les journaux, les investissements dans l’e-pub au 1er semestre ont triplé par rapport à ceux réalisés en 1999 sur la même période. L’IAB (Internet advertising bureau) et le cabinet Pricewaterhouse livrent leur constat du marché et avancent un montant évalué à 462 millions de francs sur les six premiers mois de l’année.

Le principe du bandeau publicitaire reste en France le principal vecteur de la communication publicitaire sur Internet, représentant 79 % du revenu total de l’e-pub. Le sponsoring et les partenariats représentent à eux deux 11 % et le mail ne représente finalement qu’1 %. La tendance devrait nettement s’inverser pour coller aux marchés américains. Ainsi les bandeaux devraient avoir une part moins importante. Si ces derniers resteront encore majoritaires, on devrait assister à un retour à des procédés classiques tels le sponsoring et le partenariat. Le pop-up (procédé qui permet l’ouverture d’une fenêtre lors de l’affichage d’un page Web), quasiment inexistant au moment de l’étude, devrait monter en puissance pour dépasser l’envoi de mails. Ce dernier, contre tout attente, devrait lui aussi connaître une croissance plus importante. Le domaine du publi-rédactionnel et de la coproduction de contenus connaîtront eux aussi un développement significatif. Cette diversité des formats publicitaires montre selon Isabelle Bordry, vice-présidente d’IAB France, “une capacité des sites Internet à proposer des services sur mesure aux annonceurs”.

En France, près de 10 % des revenus de l’e-pub proviennent de modèles de tarification hybrides, à la fois fondés sur le volume (nombre d’apparitions) et la performance (nombre de clics, de ventes, de transaction effectuées…). “L’émergence en France de modèles de tarification basés sur la performance constitue un des signes de la maturité du marché”, estime l’IAB France.

Selon l’étude, cinq secteurs économiques s’imposent en tant qu’annonceurs majeurs : les nouveaux médias, la vente par correspondance, la banque, le voyage et l’informatique.

Pour en savoir plus : L’étude d’IAB France


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