Les cookies sont cuits pour Facebook

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Facebook Mark Zuckerberg

L’élue européenne PS Françoise Castex remet le couvert sur l’affaire des cookies espions et demande à la Commission européenne de statuer au sujet de la conformité de Facebook vis-à-vis des lois régissant la protection de la vie privée.

Suite de l’affaire des cookies espions que Facebook aurait utilisés pour pister ses membres au gré de leur navigation sur le Web.

Une eurodéputée socialiste, Françoise Castex, met le feu aux poudres et demande à la Commission européenne d’entériner ou, à défaut, d’infirmer la conformité des principes du réseau social avec le droit européen.

Initialement donnés pour morts, puis réincarnés aux dépens des 800 millions d’inscrits sur le service, les cookies sont sur toutes les langues.

Le premier à les avoir tenus au bout du clavier fut un spécialiste australien de la sécurité. L’intéressé était parvenu à déterminer leur rôle dans ces opérations de suivi à la trace qu’initiait Facebook à l’encontre de ses membres, jusqu’après leur déconnexion.

Intervenue en première ligne, le tribunal de Hambourg (Allemagne) avait ramené à la raison les équipes de Mark Zuckerberg, qui s’étaient montrées complaisantes à l’idée de remédier au désagrément.

Il n’aura néanmoins été qu’une question de jours avant que ce semblant de répit ne se trouve remis en cause par de surprenantes découvertes consécutives à une série d’investigations de la part de la CNIL locale.

Le constat est sans appel : Facebook a plus d’un tour dans son sac.

Le dernier en date consisterait à implanter, sur la machine de tout utilisateur qui procède à sa désinscription, un fichier témoin actif pour deux ans et destiné à espionner en toute discrétion les pérégrinations de sa victime sur la Toile.

Assez pour laisser planer le spectre d’une vision paranoïaque et réveiller le courroux des autorités sur place.

Ce à quoi l’accusé avait répondu sans équivoque : “nous utilisons les cookies […] pour personnaliser du contenu, pour aider à maintenir et améliorer ce que nous faisons […] ou pour des raisons de sécurité“.

En ce qui concerne les cookies de déconnexion, nous supprimons tous les cookies propres à un compte lorsqu’un utilisateur se déconnecte”, avait-il ajouté.

Rapporteur pour la Commission des affaires juridiques du Parlement européen, Françoise Castex synthétise ces interrogations et adresse, en date du 10 novembre, une requête au législateur.

Elle y exige des comptes et rappelle que “Facebook conserve sur le long terme les données de ses utilisateurs sans que ces derniers ne puissent donner leur consentement explicite“.

Et c’est précisément là que le bât blesse…


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