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Actualité

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Les enjeux de la montée en débit selon l’ARCEP

Une consultation publique est ouverte par l’ARCEP pour encourager la mise en œuvre de l’accès au sous-répartiteur et ainsi assurer une montée en débit sur l’ensemble du territoire.

Voila plusieurs années que l’on parle de « la montée en débit ». Derrière ce terme se cache en premier lieu une volonté politique de résorber la fracture numérique, en particulier dans les territoires ruraux dont les citoyens et entreprises demandent une qualité d’accès identique à celle des centres urbains.

Mais la montée en débit est lente en raison de la multiplicité des technologies disponibles et des coûts engendrés. S’il n’est pas question de fibrer les territoires ruraux dans l’immédiat, l’ARCEP souhaite que les sous-répartiteurs jouent un rôle prépondérant dans ce dossier.


D’ailleurs, le titre de la consultation que l’autorité a lancé le 23 octobre est limpide: « Mise en œuvre de l’accès à la sous-boucle locale et articulation avec le développement du très haut débit ».

En d’autres termes, il s’agit de raccourcir la distance entre l’usager et le nœud de raccordement du fournisseur d’accès (NRA) pour rendre éligibles des lignes ou offrir un débit supérieur à des lignes qui plafonneraient à 2 mégabits.

Voila qui devrait faire avancer un dossier dont beaucoup pensaient qu’il ne bougerait pas avant de nombreuses années en raison de multiples blocages techniques, juridiques et économiques.

ITespresso avait d’ailleurs interrogé en Juin dernier plusieurs acteurs impliqués dans le processus.

Fixer un cadre définitif début 2010

Avec le lancement d’un appel à projets national doté de 30 millions d’euros de fonds européens (FEADER) pour développer la couverture haut débit des zones rurales, la publication du cadre juridique définissant la mise en œuvre de l’accès à la sous-boucle locale (segment entre l’abonné et le sous-répartiteur, ndlr) devient urgent.

Selon l’ARCEP, il apparaîtrait que sur les 29,5 millions de lignes principales résidentielles en service, près de 450 000 lignes restent inéligibles aux services DSL.

Mais les lignes éligibles sont également concernées par la montée en débit, notamment celles qui ne peuvent pas supporter un débit supérieur à 2 Mbit/s en raison de leur éloignement du nœud de raccordement (NRA).

Le cadre que l’autorité de régulation espère publier « début 2010″ concernerait donc des sous-répartiteurs localisés à la fois dans des zones rurales et des zones urbaines. Plus précisément sur des territoires où le déploiement de la fibre jusqu’à l’abonné n’est pas rentable à l’horizon de 10 ans.

Un coût important à prévoir

Selon le document mis en ligne par l’ARCEP, la somme des coûts encourus pour la mise en œuvre de la montée en débit au niveau d’un sous-répartiteur pourrait s’élever à 140 000 euros par unité si l’on prend en compte tous les postes de dépense. L’action à la sous-boucle pourrait concerner environ 45 000 sous-répartiteurs (9 millions de lignes).

Le coût de ce nouveau chantier pourrait donc être relativement important : 45 000 sous-répartiteurs concernés, à raison de 140 000 euros par unité, cela nous donne une estimation de 6,3 milliards d’euros, proche de ce qui était annoncé par l’AVICCA il y a quelques mois même si cette somme est à aborder avec précaution.

(lire le fin de l’article page 2 avec des schémas pour comprendre)

Derniers commentaires




36 Responses to Les enjeux de la montée en débit selon l’ARCEP

  • Le 26 octobre 2009 à 18:33 par mlb9146

    Le texte de dossier mis en consultation reprends de nombreux passages de la dernière publication de l’ARCEP relative au CRIP (dont le nom a changé depuis le 29/9 pour devenir le GRACO).

    Ce qui me gêne dans le texte de cette consultation, c’est que :
    1- un des passages intéressants du fascicule rappelé ci-dessus, posant la question du « maintien en conditions opérationnelles » de la boucle locale cuivre (de FT/Orange) et des moyens réellement mis en oeuvre par l’opérateur historique pour ce maintien, n’est pas repris … (peut-être trop politiquement incorrect ? ; NB: était également posée la réalité des débits obtenus …) a ét proprement « gommé »,

    2- les contraintes de la « montée en débit » sur les réseaux de collecte » sont passées sous silence,

    3- les chiffres tirés de l’observatoire du haut débit » qui permettent d’étayer l’argumentaire « risque de remise en cause des lourds investissements réalisés par les alternatifs pour dégrouper » restent des chiffres nationaux … Quand serait-il pour des départements très ruraux, ayant de plus signé la charte des départements innovants, où le dégroupage est quasi nul (lozère, corse, indre, lot …). Ne faudrait-il pas faire exception dans ces cas précis ?!

    Ceci dit, en premier commentaire …

  • Le 26 octobre 2009 à 19:39 par mlb9146

    Si la solution « déport de signal » l’emportait sur les départements faiblement dégroupés ou pas du tout (l’argumentaire “risque de remise en cause des lourds investissements réalisés par les alternatifs pour dégrouper” une fois éclusé …) par rapport aux deux autres solutions (bi-injection et ré aménagement pour ne pas dire NRA-ZO) …l’addition serait moindre !
    Pourquoi vouloir toujours uniformiser et ne pas vouloir tenr compte des disparités territoriales comme prévu pour FTTH ?!

  • Le 27 octobre 2009 à 11:10 par bastide

    J’ai du mal à comprendre le sens du paragraphe suivant :

    « En d’autres termes, il s’agit de raccourcir la distance entre l’usager et le nœud de raccordement du fournisseur d’accès (NRA) pour rendre éligibles des lignes ou offrir un débit supérieur à des lignes qui plafonneraient à 2 mégabits. »

    A ma connaissance le fait de fibrer un SR ne réduit la distance entre l’usager et le NRA mais modifie simplement la nature (la topologie) du lien en reprenant, le plus souvent, le même tracé entre SR et NRA.

    Deuxième remarque, les lignes qui se situent à plus de 5 km du SR resteront, à ma connaissance, à un débit ADSL bien inférieur à 2 MB/s.

    Dans l’attente d’une explication complémentaire…

    Bonne journée

  • Le 27 octobre 2009 à 23:05 par michel

    pour répondre a bastide, dans mon cas mon nra est a 4,2km de cher moi(débit 160 Ko), et la sous répartiteur a 1KM donc si on fibre entre nra et sr alors la ligne cuivre sera raccourci de 3,2 KM,
    il ai vrai que dire « raccourcir » n’est pas exacte c’est l’atténuation qui est réduite .

  • Le 28 octobre 2009 à 11:59 par bastide

    Bonjour et merci pour votre réponse.

    Par contre les foyers qui sont à plus de 4 ou 5 km d’un SR (et ils sont nombreux en milieu rural) seront pas ou peu impactés, selon moi, par le fibrage des SR. C’est ce type d’information basique qui n’est pas prise en compte dans ces projets et qui peu en berner plus d’un…

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