Les entreprises confrontées aux téléchargements illégaux

Mobilité

Malgré les menaces de l’industrie musicale américaine, les téléchargements illégaux de fichiers se poursuivent, même au sein des entreprises.

Les téléchargements illégaux se sont-ils déplacés de la maison vers le bureau ? Une étude de Blue Coat Systems, société américaine spécialisée dans les systèmes de sécurité sur le Web, révèle que 42 % des employés d’entreprises utilisent les réseaux peer-to-peer (P2P) pour télécharger des contenus numériques en toute illégalité. Réalisée à partir de près de 300 témoignages recueillis entre fin 2003 et début 2004, l’étude révèle que 60 % des sondés ne se sentent pas concernés par les menaces de poursuites judiciaires faites par la RIAA (Recording Industry Association of America) à l’encontre des sociétés commerciales pour usage illégal des applications d’échanges comme Kazaa, Morpheus, BearShare, LimeWire, etc. Pourtant, 70 % d’entre eux y consacrent plus de 16 minutes par jour et 16 % plus d’une heure pendant leurs heures de travail.

Plus inquiétant, la quasi-totalité des personnes interrogées pensent que leur employeur n’a aucune politique d’usage de l’Internet. Ainsi, 39 % des salariés partageraient leurs fichiers téléchargés en ligne, au risque de compromettre la sécurité du réseau de leur entreprise. Sans parler des ressources consommées : le partage de fichiers monopoliserait 30 %, en moyenne, de la bande passante des réseaux d’entreprises. Bien sûr, l’étude de Blue Coat Systems force peut-être un peu le trait dans la mesure où la société s’en sert comme argument pour vendre des systèmes destinés à empêcher l’utilisation de logiciels P2P en entreprise. Il n’est cependant pas impensable que les amateurs de MP3 gratuits aient abandonné leurs habitudes pour les poursuivre au bureau où ils se sentent probablement plus anonymes qu’au domicile familial.


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