Les mystères de l’interconnexion

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Jusqu’à présent, le modèle des fournisseurs d’accès dits gratuits reposait sur le reversement d’une partie de la facture France Télécom payée par l’abonné. Ce que l’on appelle l’interconnexion. Avec Oreka, les cartes sont brouillées.

Interconnexion ? Le terme mérite quelque explication. C’est tout le secret de viabilité des fournisseurs d’accès à Internet (FAI) sans abonnement. Du fait du dernier monopole de France Télécom (voir édition du 18 mai 2000), l’abonné au téléphone est obligé de passer par l’opérateur historique pour ses appels locaux. Dans le cas des FAI sans abonnement, l’appel est ensuite “routé” vers un opérateur alternatif, qui a donc son propre réseau, et auquel France Télécom reverse une partie de la somme payée par l’abonné. C’est le tarif d’interconnexion, qui est le sujet d’âpres négociations entre les opérateurs, sous l’égide de l’Autorité de Régulation des Télécommunications (voir éditions du 16 décembre et du 17 décembre 1999). Une partie de ce reversement est ensuite versée au FAI, qui peut donc se passer de faire payer un abonnement à son client.

Oreka utilise lui un numéro vert, de la forme “0 860”, donc non facturé à l’internaute. C’est la société qui assume les frais, et se rembourse avec la publicité. Que la société utilise France Télécom ou un opérateur alternatif, il faudra bien qu’elle paye tout. Si l’on connaît l’opérateur des tuyaux d’accès à Internet, il s’agit d’ISDnet, on ne sait pas en revanche quel opérateur téléphonique assure à Oreka l’accès national. En tout état de cause, Oreka compte sur les efforts d’opérateurs comme Colt ou Completel pour créer un réseau de plus en plus fin qui se rapproche au plus près de l’abonné. “Plus l’opérateur alternatif est proche de l’abonné, moins on paye à France Télécom”, résume David Bitton, Pdg d’Oreka. Son pari, ambitieux, repose en partie sur les performances de ses opérateurs partenaires.


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