Les nouvelles offres mobiles multimédias font gonfler les factures

Mobilité

Selon 60 Millions de Consommateurs, l’accès aux services 3G est onéreux et les pratiques des MVNO pas toujours très claires.

Dans sa dernière édition (*), le mensuel 60 Millions de Consommateurs, publié par l’Institut National de la Consommation, propose une enquête sur la téléphonie mobile de nouvelle génération (Edge et UMTS). Le magazine s’est concentré sur deux aspects : les services mobiles, dont l’usage peut devenir très onéreux, et l’arrivée des opérateurs mobiles virtuels (comme M6 Mobile by Orange ou Télé2 Mobile) ou qui y ressemblent (Universal Music Mobile).

Le centre d’essais du magazine qui défend les intérêts des consommateurs a testé les services mobiles offerts par la 3G (visiophonie, télévision sur mobile…) Conclusion : d’un point de vue technique, les services 3G fonctionnent bien sur les cinq terminaux expérimentés. Avec deux bémols toutefois : côté appareil, les performances des batteries régressent dans le temps ; côté services, la visiophonie apparaît comme un produit balbutiant avec notamment une restitution visuelle et sonore encore médiocre.

Les systèmes de tarification établis par les opérateurs depuis le démarrage de la 3G en France en font un service onéreux, estime le magazine : outre l’acquisition d’un terminal 3G (60 euros au minimum), les forfaits adaptés à l’usage des services multimédias mobiles les plus novateurs restent élevés (environ 50 euros par mois pour un forfait Orange Intense ou SFR Evolution Pro).

Des nouveaux entrants pas toujours transparents

60 Millions de Consommateurs s’est également attelé à décortiquer les offres de certains opérateurs mobiles virtuels (MVNO), ces acteurs qui s’appuient sur un réseau mobile déjà établi pour commercialiser leurs propres offres. Ils visent principalement les petits consommateurs et les jeunes en pratiquant des tarifs bas.

Mais gare aux mauvaises surprises. Tout d’abord, ces nouveaux opérateurs se concentrent sur les services de base (appels téléphoniques et SMS). Debitel et Télé2 se contentent de fournir une carte SIM sans terminal. Les hausses de tarifs sont parfois décidées sans réellement laisser le choix aux consommateurs. En la matière, les mauvaises manières de Debitel et Breizh Mobile sont pointées du doigt.

Si tous les opérateurs font la promotion de la facturation à la seconde, le magazine relève une “résistance” de la première minute indivisible pour certains types de communications. Quant à la tarification des SMS, là-aussi prudence : des offres comme SFR La Carte et Orange ont introduit la notion d’heures creuses pour envoyer des SMS moins chers?à partir de 21h30.

(*) 60 Millions de consommateurs, édition de novembre 2005. Prix en kiosque : 3,95 euros.


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