Les petits défauts de l’iBook

Mobilité

Après deux semaines d’utilisation nomade du nouvel iBook, notre journaliste est définitivement convaincu. Même s’il regrette certains petits détails qui, s’ils ne vont pas jusqu’à gâcher la vie, ont tendance à irriter un peu. Comme par exemple les longues secondes d’attente qu’il faut subir pour ouvrir le lecteur de CD. Ah, l’exigence des utilisateurs Mac…

Panique à bord : après utilisation d’iTunes sans aucun problème, je lance une connexion à l’Internet par le biais du modem 56K V90 embarqué dans la machine. Le son de la connexion est horrible (en tout cas beaucoup plus que d’habitude) : il a perdu l’équilibre, ne sort plus que sur un haut-parleur et, de plus, est saturé. A la limite du larsen et du supportable ! Que se passe-t-il donc ? Une rapide visite des sites de bidouille apporte la réponse : la gestion du son sur l’iBook génère une distorsion désagréable sous Mac OS 9.1. Sous Mac OS X, le problème ne se manifeste pas. Apple a posté une mise à jour, mais elle ne résout pas tous les problèmes. Autre bogue dont on ne s’aperçoit pas forcément tout de suite : le tiroir du lecteur optique met un temps fou pour s’ouvrir quand on cherche à le faire en appuyant sur la touche prévue à cet effet (F12) : 15 secondes ! Un supplice de patience ! En revanche, l’ouverture est normale quand vous utilisez les logiciels donnant accès au lecteur comme iTunes, par exemple. Encore un problème logiciel à régler.

Gros doigts s’abstenir

Le clavier, à la longue, peut paraître désagréable à utiliser : il s’agit bien d’un clavier de taille normale, Apple n’a pas lésiné sur les moyens. Toutefois, quand la frappe est rapide, l’apparente fragilité des touches a tendance à vous faire appuyer sur le bas des touches, qui paraît plus résistant. Un calvaire pour les gros doigts et les forçats du clavier, qui doivent prendre un rythme de danseuse en jouant de l’ongle, plutôt que de l’empreinte digitale ! L’iBook se révèlera donc, à la longue, plus facile à utiliser pour les personnes aux doigts fins, comme les dames ou les enfants. Autre point pratique : la machine à une propension à attraper des marques dues à l’utilisation. Ainsi pour le système de fermeture qui, à la lumière et sous un certain angle de vision, commence à se trouver marqué par? le bouton du trackpad ! Il faut vraiment être attentif pour l’apercevoir, mais compte tenu de la clientèle d’esthètes dont peut s’enorgueillir Apple, il est nécessaire de le signaler.

Tous ces points sont toutefois vraiment mineurs : chaque machine a ses propres petits défauts et globalement, le bilan à tirer de mes deux semaines d’utilisation du nouvel iBook est positif. L’iBook est dur à la tâche, léger à transporter, discret (par rapport à la génération précédente) et s’avère particulièrement impressionnant quant à sa réactivité et aux services qu’il peut fournir. Son esthétique (voir édition du 19 juin 2001) a déjà fait des émules, comme Cyril, de Mac-Zone, qui, dépourvu de moyens financiers, s’est lancé dans la transformation d’un ancien Mac pour qu’il ressemble au look 2001 des portables Apple. Et hop ! Un PowerBook Duo 280c ou 2300c, acheté d’occasion et transformé en SilverBook pour la bagatelle de 1 500 francs ! Très beau, très ingénieux, très fan d’Apple ! Mais il n’obtient pas l’excellente autonomie du nouvel iBook (voir édition du 19 juin 2001).


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