Les téléchargements illégaux de musique progressent

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Une étude américaine met en avant l’augmentation du nombre d’internautes qui téléchargent illégalement de la musique sur Internet. La fermeture de Napster n’y a rien changé. Au contraire. Il faut dire que les services des majors du disque ne correspondent pas tout à fait aux attentes des internautes.

Marc Andreessen aurait-il raison ? Le cofondateur de Netscape déclarait récemment que la lutte contre l’échange illégal de fichiers audiovisuels était perdue d’avance et que la seule solution pour les majors était de baisser les tarifs (voir édition du 10 avril 2002). L’étude bi-annuelle Breadbox de la société de recherches Odyssey semble lui donner raison. Elle révèle que le nombre d’internautes américains qui téléchargent de la musique en ligne a encore augmenté au cours des six derniers mois. Et ce malgré la fermeture, depuis l’été 2001, de Napster. Et les attaques répétées des majors contre les éditeurs de logiciels de peer-to-peer comme Kazaa n’effraient en rien les mélomanes en ligne.

Selon la Breadbox, près d’un tiers des consommateurs américains de 16 ans et plus déclarent télécharger ou transférer onze morceaux musicaux en moyenne par semaine. Une activité de moins en moins réservée aux adolescents puisque la majorité des échanges illégaux sont le fait d’adultes de 30 ans et plus. Ils sont également de plus en plus nombreux à posséder un graveur de CD avec lequel ils gravent des fichiers issus d’autres CD ou de leur disque dur.

L’industrie du disque obligée de revoir sa copie ?

Cette étude n’augure rien de positif pour l’industrie musicale. Il faut dire que celle-ci n’a pas fait beaucoup d’efforts pour contenter l’internaute. Les tarifs sont aussi élevés que ceux du commerce physique et les restrictions d’usage en limitent l’écoute à l’ordinateur où ont été téléchargés les morceaux, en interdisant le plus souvent toute copie sur support externe. De plus, le nombre d’artistes proposé est encore limité ainsi que les titres musicaux. Bref, entre la liberté de faire ce qu’on veut, et cela gratuitement, et la consommation restrictive des produits, les internautes ont choisi. Marc Andreessen l’a bien compris. Un constat difficile à admettre pour l’industrie du disque.


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