Levée de fonds : Top Chrono pour Jogg.in

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Jogg.in (plate-forme sociale de running) lève 280 000 euros auprès de Bpifrance. Deux de ses cofondateurs ont pris du recul après la fusion avec Top Chrono.

mise à jour du 16 juillet 2015, 18 h 19

Près de quatre mois ont passé depuis l’annonce du rapprochement entre la start-up Jogg.in (qui exploite, depuis 2013, une plate-forme communautaire dédiée aux coureurs) et le spécialiste du chronométrage sportif Top Chrono (fondé en 1995).

Dans le cadre de cette opération, deux des trois cofondateurs de Jogg.in ont pris du recul, sans pour autant se désengager intégralement du projet.

Ainsi Théo Bayssat (sollicité par Amaury Sport Organisation, qu’il a rejoint pour contribuer notamment au développement international de la « course extrême » The Mud Day) ne s’implique-t-il plus dans l’opérationnel, tout en restant actionnaire. Même constat pour Laurent Lingelser, qui tient un blog sur la thématique des voyages et propose ses services de conseil en marketing multicanal.

Face à cette perspective de désengagement partiel évoquée en 2014, deux solutions se présentaient à Jogg.in : soit lever des fonds pour renforcer son équipe, soit s’associer à une autre structure.

C’est ce deuxième choix qui a été retenu en décembre 2014. « Top Chrono nous a apporté sa présence sur le terrain, sa communauté et sa plate-forme, tout particulièrement des applications mobiles », nous confie Thomas Didier, aujourd’hui codirecteur général de Top Chrono Innovation.

Jogg.in est en fait rattaché à cette entité elle-même placée, aux côtés de Top Chrono Chronométrie, sous le contrôle de la holding Top Chrono.

Un site institutionnel va être mis en place pour clarifier la structure du nouvel ensemble en présentant la société mère et ses filiales – dont Top Chrono Innovation, présidée par Romain Boutevillain, le fils du fondateur de Top Chrono.

La fusion va permettre aux deux entreprises d’établir des synergies entre leurs offres respectives, tout en conservant chacune sa marque ainsi qu’une certaine autonomie. Elle s’assortit d’un premier tour de table de 340 000 euros bouclé en début d’année par Jogg.in auprès d’une douzaine d’investisseurs privés… puis d’une deuxième levée de fonds tout juste bouclée, avec 280 000 euros injectés par Bpifrance.

Une enveloppe qui permettra d’accélérer le développement de la plate-forme aussi bien sur le Web que le mobile pour enrichir l’expérience des 230 000 utilisateurs « actifs » revendiqués (en comptant ceux issus de Top Chrono).

Dépasser les frontières

La stratégie se portera aussi sur les possibilités offertes aux partenaires (plus de 300 communautés et marques, dont Nike et Intersport), notamment à travers la publicité ciblée. Ce qui supposera d’agrandir l’équipe technique, actuellement constituée de 6 développeurs (sur une quinzaine d’employés au total). Jogg.in prévoit en l’occurrence deux nouvelles embauches.

Les ambitions de développement à l’international se précisent. En ligne de mire, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Espagne. Puis le Canada et les États-Unis en commençant par la côte Est.

Aux dernières nouvelles, Jogg.in cherche également à développer une activité BtoB, à travers une plate-forme dédiée au bien-être au travail. Mais aussi en organisant des événements dédiés aux professionnels, comme la course M6 Run, organisée le 6 septembre prochain à Suresnes par le groupe audiovisuel à destination de ses partenaires, annonceurs et agences média.

La rentrée devrait aussi marquer le lancement d’une nouvelle version Web de la plate-forme communautaire. Thomas Didier nous annonce aussi le lancement, en août, d’une application mobile (iOS, Android) qui reprendra les fonctionnalités du site. La bêta, qui devait à l’origine être lancée le 14 avril, se fait toujours attendre, après un premier report officiel au 4 mai.

Crédit photo : Brian A Jackson – Shutterstock.com


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