En 2009, un centre de surveillance informatique a été construit à Tripoli, capitale de la Libye.
Il servait à mettre sur écoute la correspondance électronique des opposants au régime Kadhafi (e-mails, sessions de chat…).
Selon une enquête sur place du Wall Street Journal, les technologies destinées à l’espionnage ont été acquises auprès de la branche sécurité high-tech du groupe Bull (Amesys).
Les bâtiments destinés aux activités de renseignement pour le compte du régime autoritaire arborent le logo du groupe IT français, et ses sous-sols sont remplis de dossiers regroupant les échanges électroniques de la population.
La technologie française, baptisée « Eagle system« , est fondée sur l’approche dite « Deep Packet Inspection » (ou inspection poussée des paquets*), qui permet notamment d’accroître la reconnaissance des flux IP en temps réel, avec une lisibilité très détaillée au niveau applicatif (voix sur IP, HTTP, peer to peer…).
Le groupe IT français n’a pas apporté de commentaires sur le sujet.
Mais Bull n’est pas le seul fournisseur de solutions high-tech à s’être fourvoyé.
L’équipementier télécoms chinois ZTE aurait aussi fourni au pouvoir libyen des capacités de surveillance similaires à celles d’Amesys-Bull.
Quand au sud-africain VASTech, il a équipé le régime de capacités d’enregistrement, d’analyse et de surveillance des échanges téléphoniques
Toujours selon l’enquête fouillée du Wall Street Journal, Narus, une filiale de Boeing, avait aussi entamer des discussions avec le régime Khadafi, juste avant le début de l’insurrection.
Tripoli voulait augmenter ces capacités de censure et de surveillance pour inclure les communications par Skype, les vidéos YouTube et des sites Web.
Pour gêner la coordination des actions des insurgés, le colonel Kadhafi n’avait pas hésité à couper l’accès Internet en mars dans un pays qui pratiquait la censure à grande échelle bien avant le déclenchement des hostilités.
PUBLICITE
Vous payez trop cher les appels de vos fixes vers les mobiles ?
Contactez-nous dès maintenant pour une étude personnalisée et chiffrée de vos besoins.
C’est simple et sans engagement ! Nos conseillers Entreprises sont à votre disposition pour établir un diagnostic complet de vos télécoms et vous orienter vers la meilleure solution.
Cliquez-ici



















Derniers commentaires
5 Responses to Libye : Bull a aidé Kadhafi à espionner ses opposants-
Le 30 août 2011 à 23:40 par volvay
-
Le 30 août 2011 à 23:51 par Johan
-
Le 31 août 2011 à 8:11 par ced
-
Le 31 août 2011 à 11:56 par concorde28
-
Le 6 septembre 2011 à 11:21 par le promeneur
Et quoi encore, maintenant il est temps de faire sortir ce genre d’histoire pour changer / écarter des opérateurs,
le champs est plus que libre; tous les coup sont permis …..
C’est la technique des amerloques : ils détruisent tout peu importent les moyens utilisés pour ensuite pouvoir arriver en sauveurs et prendre la place en reconstruisant tout. Business is business. À toutes les guerres où ils ont été impliqués ils ont fait comme ça. En général ça a payé (sauf celles qu’ils ont perdu, hein)… Et tout le monde se fait leurrer en leur disant merci (en plus !).
Où est le rapport entre la présence d’accord commerciaux entre nos entreprises et des didacteurs participant a des génocides et laguerre a l’américaine ? Cet anti-americanisme a toutes les sauces est un pesant. Tu parlerais allemand sans eux jeune ingrat.
Parenthèse fermée, j’ajouterai que nous devrions sanctionner ses entreprises qui aident ainsi les gouvernements totalitaire dans leur folie meurtriere. A savoir que cette même technologie est en train d’être mise en place en France avec l’appui de l’hadopi dans un but de censure a grande échelle.
C’est bien le style de la BULL, faire feu de tout bois…et s’asseoir sur les droits de l’homme, en France aussi.
Correction, CED, nous parlerions russe et non allemand, après tout, ce sont les russes qui ont fait 80% du boulo en Europe.
Pour l’Hadopi, t’as pas tout à fait tord, mais leur système est assez inefficace, le plus scandaleux avec l’hadopi (Kadafi n’en aurait pas voulu ;-) ) c’est de foutre quelques bons hommes dans de beaux et grands bâtiments, de mettre des millions dans un truc inefficace et en plus de ne rien demander en contrepartie à la SACEM. Mme Albanel aurait due lire le rapport de M. Breton dans lequel le ministre de l’économie s’est dit « frappé » d’y découvrir les coûts de gestion de la – SACEM, qui, d’après le – rapport, représenteraient le « double de ses homologues étrangers ». Cette femme manque de courage.
Bonne journée