Liens sponsorisés : Mirago veut se faire une place en France

Mobilité

Le fournisseur anglais de technologie autour des moteurs de recherche vient concurrencer des services comme Google ou Overture déjà implantés sur le marché français.

Mirago poursuit son expansion européenne. Après avoir ouvert un bureau en Allemagne en avril dernier, le fournisseur britannique de solutions technologiques de moteurs de recherche s’installe à Paris, se rapprochant ainsi des prestataires spécialisés (comme les référenceurs) et des annonceurs français. “Nous considérons la France comme le troisième marché de l’Internet en Europe”, commente Michael James, directeur du développement européen chez Mirago.

Sa principale activité est la fourniture de listes de liens sponsorisés pour les portails ou de services Internet spécialisés. Ainsi, Mirago a constitué un portefeuille de clients de métamoteurs comme Copernic, IxQuick ou AskJeeves. En France, la société compte cinq principales références qui utilisent sa technologie, parmi lesquels Carat Interactive (agence Web), NetBooster (société de référencement), Octopustravel (annonceur pour portails de voyages en ligne) et Hilton Hotels (groupe hôtelier).

Des tarifs concurrentiels

La compétition est difficile face à des groupes comme Google, Overture ou Espotting qui ont déjà pris leurs marques sur le marché français. “Nous avons l’avantage de proposer des enchères moins élevées que nos concurrents”, estime Michael James. Le représentant de Mirago avance un prix moyen de 22 centimes d’euro par clic.

Sur www.mirago.fr, les internautes peuvent depuis mars 2003 effectuer des recherches sur des critères régionaux. Mirago recense huit millions de requêtes par jour sur son réseau européen (Royaume-Uni, France, Allemagne et Espagne). Il exploite également une partie annuaire développée à partir de l’Open Directory Project, qui fédère dans un esprit communautaire les ressources du Web.

Créée en 1997, Mirago a débuté ses activités en développant des bases de données logicielles (sous le nom de Compsoft) puis a décliné ses activités sur le Web. La société, qui a reçu l’appui financier de Johnston Press, un groupe britannique de presse régionale, ne communique pas sur son chiffre d’affaires. Elle signale juste qu’elle a atteint la rentabilité sur son marché domestique.


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