L’iMac G4 à l’assaut des marchés européen et japonais

Mobilité

Et 150 000 commandes en trois semaines ! C’est le niveau atteint pour le nouvel iMac. La firme à la Pomme a battu son propre record de 1998, lorsque l’iMac initial avait été introduit. Mais où vont donc aller ces nouvelles machines ? Le marché américain, saturé, en absorbera sans doute certaines, par renouvellements de parcs ou passages de Wintel au Mac, mais on s’attend à de bien meilleurs taux de pénétration sur les marchés japonais et européen.

Les ventes de l’iMac G4 (voir édition du 11 janvier 2002) démarrent sur les chapeaux de roues. La nouvelle machine grand public d’Apple a commencé à être livrée depuis le 28 janvier à partir de ses lignes de fabrication de Taiwan où elle est assemblée par le sous-traitant d’Apple, Quanta, leader dans les ordinateurs portables (voir édition du 10 décembre 2001). Près de 150 000 machines ont été précommandées. La société a déterminé que les commandes ont été passées aussi bien par ses clients habituels que par des néophytes, ou encore par des switchers, ces utilisateurs habitués aux PC qui décident de faire l’acquisition d’un Mac en remplacement ou en complément de leur machine. Le premier iMac en avait bien rabattu quelques-uns, mais il semble que le taux de convertis soit désormais multiplié par deux. Pourtant, l’attente est longue : le site de vente de la firme indique que l’achat d’un iMac nécessite de trois à cinq semaines de patience.

Les premiers points de vue et les réactions spontanées concernant ce nouvel iMac amènent à penser que la machine devrait connaître un beau succès. C’est également l’avis de Phil Schiller, le responsable marketing mondial de la firme, qui déclare : “Il est sûr que l’iMac sera un succès immense aussi bien auprès des utilisateurs Mac que des convertis venant du PC”. L’optimisme de Schiller peut se comprendre aisément : non seulement le design a de quoi en attirer plus d’un, mais il n’y a pas que cela : le prix est calé sur celui de la concurrence, la technologie embarquée n’a rien à envier aux machines Wintel, la connectique et les applications vont de paire (incitant à l’achat d’un appareil photo, d’un iPod et/ou d’une caméra numérique), la campagne de communication ainsi que l’organisation de la production et de la distribution ont été bien pensées… Tous les ingrédients sont présents pour en faire un blockbuster, une réussite commerciale.

Plus de convertis au Mac en Europe qu’aux USA

C’est en tout cas l’avis de Pascal Cagni, le chef de la filiale Europe d’Apple (voir édition du 20 octobre 2000) : “Nous pouvons pousser les 35 % actuels de foyers équipés d’un PC vers un niveau supérieur. Parmi ces gens là, vous avez un certain nombre de déçus. Qui pourraient aller acheter un appareil photo numérique demain, ou une caméra vidéo numérique ou un lecteur de DVD, sans être au courant de l’intérêt de relier ces appareils à un Mac. Avec le nouvel iMac, le nombre de nouveaux venus à l’informatique et de transfuges du PC sera supérieur de 10 à 20 % en Europe par rapport aux Etats-Unis du fait du niveau de saturation du marché.”

C’est sans doute en Europe et au Japon qu’on peut s’attendre à un véritable sursaut des ventes des nouvelles machines d’Apple. Au Japon, les commandes d’iMac se sont classées dès la première semaine après l’annonce de la machine au premier rang et sont actuellement au second. Et l’actuel découpage en segments de marché est véritablement fait par Apple pour ratisser large : le PowerMac qui vient tout juste d’être renouvelé s’adresse aussi bien aux professionnels qu’au grand public fanatique qui voudrait profiter des performances améliorées de la machine de bureau ! Doté de la nVidia GeForce 4 MX, il permet à Apple de s’attaquer aussi aux joueurs invétérés qui voudraient disposer d’un niveau de puissance important. L’offre actuelle de la firme sur ses écrans plats apparaît véritablement comme un piège à aficionados des jeux, pour des niveaux de prix similaires à ce qui se trouve dans le monde PC ! Décidément, il apparaît qu’en 2002 Apple entende changer les règles du jeu du marché informatique.


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