L’iMac G4 sous le plat de la main

Mobilité

Apple ne manque pas d’ambition et a présenté, en France, son nouvel iMac dans un cadre des plus appropriés, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris. L’iMac G4 s’y retrouve on ne peut plus à son aise, non pas qu’il doive entrer immédiatement au musée, mais comme parangon d’une oeuvre moderne exemplaire.

Ne tournons pas autour du pot, notre premier contact avec le nouvel iMac nous a enthousiasmés. Pour sûr, voici le premier ordinateur “convivial” au monde ! Pourquoi ? Faites virevolter sa face carrée quelques secondes et vous comprendrez immédiatement. Cette nouvelle machine apporte avec elle une fonction très difficile à réaliser directement en informatique : le partage visuel de l’information avec tous les interlocuteurs présents autour d’elle. Les enfants vont l’adorer parce qu’elle sera toujours à portée de leur visage quelle que soit leur taille. Les utilisateurs au long cours, enclins à changer de position pour apaiser les douleurs lombaires, ne pourront plus s’en passer. D’autant plus que son écran numérique s’avère des plus reposants. Il peut également être utilisé pour réaliser une présentation devant un groupe de personnes sans que celles-ci ne se cèdent tour à tour la place. Bref, s’il fallait inventer quelque chose pour faciliter l’accès aux machines du hub numérique, c’est bien l’articulation de chrome de l’iMac G4 ! Voilà qui fera sans doute entrer Jonathan Ive dans l’histoire de l’informatique, si Steve Jobs est nominé dans la catégorie meilleur vendeur (voir édition du 8 janvier 2002).

Vu de plus près, l’iMac G4 augmente un peu plus l’effet qu’il crée de loin : sa silhouette attire immédiatement la sympathie, surtout lorsque l’on imagine la quantité de technologie embarquée sous sa coupole d’un blanc laiteux. L’espace du boîtier est principalement occupé par le lecteur optique, surtout dans la version équipée du SuperDrive qui a obligé les ingénieurs de la firme à intégrer les autres composants autour de celui-ci. Le refroidissement de la machine, contrairement à ce que nous avions avancé, est bien réalisé par un ventilateur. Presque inaudible, celui-ci dégage autant de bruit que le disque dur de la machine, autant dire qu’il sait vite se faire oublier. L’aération se fait par des ouvertures pratiquées au-dessus et au-dessous de l’embase. Enfin, les mélomanes apprécieront le soin apporté par la firme à la gestion du son : l’iMac G4 est doté d’un amplificateur numérique interne de 18 watts, le même que sur les PowerMac, pour une restitution musicale impeccable. Reste tout de même une inconnue : la puissance de la belle bête. Il faudra attendre les premiers tests, notamment ceux réalisés par SVM Mac, pour s’assurer que la technique est à la hauteur de l’esthétique.


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