Linux sur netbook : Asus persiste, signe et entérine l’EeePC 1011PX

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Malgré le relatif insuccès des PC équipés de Linux, Asus ne lâche pas le morceau et lance en France l’EeePC 1011PX, un netbook sous Ubuntu Maverick 10.10. Principal avantage : la gratuité de l’OS, pour un prix global de 230 euros.

Asus intronise sur le marché français un énième netbook de la série des EeePC. Le dénommé 1011PX ne ressort guère du lot que par l’adoption d’un système GNU/Linux, pourtant boudé par le grand public, au profit des OS signés Microsoft.

Il est de ces constructeurs têtus ou téméraires, qui se bornent à perpétuer un concept auquel l’empirique a pourtant infligé un cuisant échec.

Qu’à cela ne tienne, le fabricant taïwanais Asus s’en va-t-en guerre, à l’encontre des lois de l’expérience et retourne aux origines de ses netbooks.

Il y a plus de trois ans, les Français découvraient le premier EeePC, un mini-ordinateur dont l’écran 7 pouces ne payait pas de mine.

Faute de pouvoir fournir mieux, Asus avait équipé de Linux Xandros cet ultraportable dont la configuration d’usine ne dépassait pas les 512 Mo de mémoire vive et les 8 Go de stockage SSD.

Initialement due à des problèmes de compatibilité, la non-implantation de Windows a très rapidement justifié une politique agressive de bas tarifs.

En effet, l’achat d’une machine munie d’un système Microsoft requiert de s’acquitter d’un supplément financier implicite pour faire acquisition d’une licence d’exploitation.

Malgré l’avantage financier certain que procure le choix d’une distribution Linux, le grand public a exigé sans concession Windows XP, puis Windows 7.

Or, Asus persiste et tente une opération séduction avec son EeePC 1011PX. Au menu, une configuration des plus alléchantes : 2 Go de RAM et un disque dur de 320 Go.

Le processeur Atom N455 se contente d’un cœur unique à 1,6 GHz. L’écran adopte lui une résolution minimaliste de 1024 x 600 pixels.

La machine tournera sous Ubuntu Maverick, dans sa version stable publiée en octobre 2010. Par conséquent, le prix s’en ressent et ne dépasse pas les 230 euros.

Coup de poker ou lubie ? L’avenir en dira plus sur cette décision sans doute mûrement réfléchie.


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