L’iPod Mini, un concurrent pour les lecteurs à mémoire Flash

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Apple s’attaque à la part de marché des lecteurs MP3 qu’elle ne détient pas encore, celle tenue par les lecteurs à mémoire Flash haut de gamme à moins de 300 euros. Son arme ? L’iPod Mini, un iPod lilliputien disponible en cinq couleurs.

La rumeur qui couvait depuis quelques semaines (voir édition du 24 décembre 2003) s’est avérée : l’iPod voit sa taille réduite de près de 20 % et son poids de presque 40 % ! Pour vous faire une idée précise, sortez une carte de visite classique : l’iPod Mini est légèrement plus petit ! Epais de presque 1 centimètre, il prend autant de place que le côté d’une pochette de CD. Avec son disque dur de 4 Go, il embarque jusqu’à 1 000 chansons, autant que le tout premier iPod à 5 Go, lancé en octobre 2001. La différence ? Elle tient dans l’utilisation du format AAC (le format préféré d’iTunes), qui permet d’obtenir une qualité similaire au MP3 pour une taille de fichier inférieure. D’autres formats sont reconnus, comme le WAV, l’AIFF, le MP3, le MP3 VBR ou l’Audible, un format de livres audio. Et surtout, l’iPod Mini emporte entre 3 et 9 fois plus de musique que ses concurrents les plus proches fonctionnant sur mémoire Flash ou mini disque dur, comme le Rio Nitrus. Apple s’attaque donc au haut du marché des lecteurs MP3 économiques. Soit un tiers du marché total des lecteurs de MP3 dont Apple détient déjà 31 %. Autant dire que l’objectif de l’iPod courant 2004 est d’approcher les 60 % de parts de marché ! Pour y parvenir, l’iPod Mini dispose de sérieux arguments. Son prix d’abord : 250 dollars et peut-être un prix équivalent en euros pour son lancement en France en avril. Ses qualités intrinsèques ensuite : avec une coque en aluminium anodisé similaire à celle du PowerBook, le petit boîtier existe en cinq coloris, argent, or, bleu, rose et vert. Le contrôle de la musique se fait toujours en façade par l’intermédiaire du célèbre disque tactile, qui bascule de haut en bas et de gauche à droite, à l’instar d’un joystick, pour permettre la lecture des morceaux.

Nouvel atout pour les ventes de Mac

Malgré cette miniaturisation, Apple n’a pas transigé sur la qualité. Le lecteur, piloté par le logiciel iTunes, fonctionne aussi bien avec Mac OS que Windows, l’interface utilisateur et la connectique sont les mêmes que celles des autres iPods. Les cordons USB 2 ou FireWire sont fournis avec l’engin, qui dispose d’une autonomie de 8 heures. Un étui est livré avec l’appareil, mais la station d’accueil, la télécommande ou le brassard de transport (pratique pour les sportifs) sont en option. L’autre conséquence espérée par Apple, c’est évidemment un nouveau coup de levier sur les ventes de Mac. La technique utilisée par la firme a déjà fait ses preuves : on pense évidemment à l’iMac originel, dont le renouvellement et l’adjonction de couleurs fin 1998 avaient relancé fortement les ventes. L’iPod Mini pourrait ainsi encourager au renouvellement de l’iMac et faire progresser le chiffre d’affaires et les ventes de la firme (voir édition du 24 octobre 2001).


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