L’iTunes Music Store en phase de rodage

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Une semaine après son lancement, l’iTunes Music Store France montre ses qualités, ses défauts, ses limites, mais aussi son potentiel. Tour du propriétaire du service d’Apple.

Au lancement de la première version d’iTunes, il était presque impossible de ne pas se laisser entraîner par les fonctions de l’application (voir édition du 12 janvier 2001). Depuis mardi dernier, la version 4.6 de l’application dispose d’une fonctionnalité de poids : l’achat de morceaux de musique en ligne (voir édition du 16 juin 2004). Sitôt disponible, sitôt essayé : l’entrée de l’iTunes Music Store se fait directement dans l’application, par le biais de la colonne Source. Pour vous assurer que vous accédez bien au magasin français, cherchez “Eddy Mitchel” sur la page d’accueil, le chanteur y propose un titre exclusif. Sinon, descendez tout en bas de la page et sélectionnez le “Store France”. A ce stade, beaucoup de choses sont permises, tant que vous ne souhaitez pas acheter : recherche dans les genres de musiques de l’échoppe virtuelle pour vous assurer de la présence de vos chanteurs favoris, réécoute des morceaux, visionnage de clips ou de bandes-annonces… On comprend vite que le magasin est déjà assez bien fourni, surtout lorsqu’on utilise sa fonction d’exploration et qu’on tombe sur une flopée d’artistes peu mis en avant, comme Robben Ford, Robert Lockwood Jr ou les Barenaked Ladies. On s’apercevra qu’il en manque d’autres, comme la chanteuse de musique country Julie Roberts, la coqueluche des jeunes filles Justin Timberlake ou même Michael Jackson !

Achat en un clic

Mais c’est lors de la création d’un compte que les choses sérieuses commencent. En trois étapes, après avoir fourni nom d’utilisateur, mot de passe et coordonnées bancaires au travers d’une interface sécurisée simplissime, vous voilà prêt à faire vos emplettes. L’achat se fait par simple clic sur le bouton “Acheter le morceau” ou “Acheter l’album”, qui apparaissent sur les pages de présentation. Cet achat en un clic, relativement dangereux si vous n’y prenez garde, génère par défaut un avertissement qui réapparaît à chaque nouvel achat, une fonction qu’il est possible de désactiver. Reste qu’une fois l’achat réalisé, le téléchargement s’opère immédiatement. Derrière ce service, on sent la puissance de traitement du système utilisé par Apple (voir édition du 24 octobre 2003). Les morceaux dont vous avez fait l’acquisition apparaissent alors les uns après les autres dans un dossier “Musique achetée” et parallèlement dans votre bibliothèque. Il ne reste qu’à les écouter.

Evidemment l’accès à ce type de magasin a ses avantages : par exemple, lorsque vous vous retrouvez en pleine nuit à chantonner un morceau entendu le matin même à la radio. Avec un peu de chance, il sera sur l’iTunes Music Store. Mais au fur et à mesure que les jours passent, on découvre quelques détails passés inaperçus : les extraits disponibles en préécoute sur le magasin peuvent être glissés dans une liste de lecture, afin de les réécouter pour prendre sa décision d’achat plus sereinement. La recherche avancée permet de cibler plus précisément ce que vous cherchez. Les limites sont aussi facilement atteintes : le moteur de recherche du magasin est trop précis (ou pas assez). Le classement des artistes par genres est parfois fantaisiste. Mais du point de vue de l’utilisation, l’iTunes Music Store tient ses promesses : on voit et on entend ce qu’on achète et le téléchargement se fait comme prévu. Restent les limites actuelles et le potentiel de l’échoppe : bien que l’iTunes Music Store doive disposer à terme de près de 700 000 titres, on est rapidement tenté de demander à Apple des artistes ou des titres qui ne s’y trouvent pas pour l’instant.


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