Livraison : Stuart lance son activité sans l’un de ses piliers

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Stuart lance, à Paris, Londres et Barcelone, sa plate-forme de coursiers à destination des (e-)commerçants. L’un des responsables manque à l’appel…

mise à jour du 20 avril 2016 à 17 h 40 : Stuart nous signale que Dominique Leca ne fait pas partie des cofondateurs, malgré de nombreuses sources le suggérant. L’article est modifié en conséquence.

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C’est le jour J pour Stuart.

Après six mois d’expérimentation, la start-up lance officiellement, à Paris, Londres et Barcelone, son service de livraison axé sur la logistique du dernier kilomètre.

Objectif : assurer la mise en relation entre les acteurs du (e-)commerce et des coursiers locaux, afin d’accélérer le transport et la livraison de biens en milieu urbain.

À l’origine de Stuart, dont le siège social est situé à Barcelone, on trouve Clément Benoit, Benjamin Chemla… et Dominique Leca, qui n’a pas poursuivi l’aventure.

Cet ancien de Google – qu’il avait rejoint à la faveur du rachat, par le groupe Internet, de sa société Sparrow, spécialisée dans la messagerie électronique – n’est plus mentionné nulle part dans la communication de Stuart.

En passant par Resto-in

L’intéressé a aidé les cofondateurs de la jeune pousse à définir les applications et à recruter les équipes techniques. Son profil LinkedIn de serial-entrepreneur confirme qu’il a mis les voiles ce mois-ci.

Pour ce qui est des liens entre Clément Benoit et Benjamin Chemla, ils se sont tissés par le biais d’un rapprochement stratégique. Le premier est en l’occurrence fondateur et ancien CEO de Resto-in, un acteur de la livraison de repas dont La Poste a pris 80 % du capital il y a quelques mois. Le second avait cofondé et dirigé CityCake.fr, racheté par Resto-in en 2014.

Stuart s’était distingué en novembre dernier, avec une levée de fonds de 22 millions d’euros emmenée par GeoPost, holding qui regroupe les activités de colis express du groupe La Poste. Une opération qui faisait suite à un tour d’amorçage bouclé auprès de Jean-David Blanc (Allociné), Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com) et Olivier Mathiot (PriceMinister).

Sa plate-forme de coursiers est accessible par trois canaux : une interface Web, une application mobile (Android, iOS), ainsi qu’une API qui permet aux commerçants d’intégrer le service dans leur offre, en marque blanche.

Deux ou quatre roues ?

stuart-appDans la pratique, l’entreprise programme sa livraison, renseigne les lieux d’enlèvement et de livraison, puis sélectionne le type de coursier souhaité, en fonction du mode de transport (vélo, vélo-cargo, scooter, voiture, van), du prix (à partir de 2,99 euros) et de la disponibilité (« plusieurs milliers de professionnels et autoentrepreneurs » revendiqués sur la plate-forme).

La course est attribuée au livreur le plus proche du point de retrait et une fois la course acceptée par celui-ci, le suivi de la commande en temps réel s’active.

En France, CDiscount, Franprix, Monceau Fleurs et Sushi Shop font partie des commerçants ayant rejoint la boucle, sur un segment déjà occupé par de nombreux « généralistes de la livraison » (comme le lillois Colisweb, qui s’est dernièrement associé à Darty), mais aussi des spécialistes qui ont verticalisé leur offre, comme Deliveroo et Foodora pour la restauration.

Quel modèle économique pour ce service fonctionnant de 9 h à minuit ? Pour en savoir plus, on peut consulter le point 5.3 des conditions générales.

« Les prix sont déterminés automatiquement par l’application au terme [sic] d’un algorithme qui prend en compte une somme de variables, tels que [sic] notamment le type de procédé de transport, la distance à parcourir entre l’adresse de prise en charge et de livraison ainsi que la variation de l’offre et la demande ».

Crédit photo : kryzhov – Shutterstock.com
Capture d’écran de l’application : Stuart


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