Logiciel libre : Paris est désormais membre de l’April

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Le Conseil de Paris a récemment approuvé l’adhésion de la capitale française à l’April, association de promotion et de défense du logiciel libre.

Déjà membre de l’Adullact (Association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et collectivités territoriales), mais aussi active au sein du consortium open source OW2, la Ville de Paris vient de rejoindre l’April.

Cette adhésion fait suite au vœu déposé en décembre 2014 par le Groupe écologiste de Paris (GEP), avec le soutien d’Emmanuel Grégoire, adjoint à la Maire de Paris chargé des ressources humaines, des services publics et de la modernisation de l’administration.

Fondée en 1996 et présidée par Jean-Christophe Becquet, l’April s’est donné pour mission de promouvoir et défendre le libre. Elle regroupe plus de 4200 utilisateurs et producteurs de logiciels, dont environ 400 entreprises, collectivités et collectifs.

L’adhésion de Paris lui donne davantage de visibilité. Quant à la capitale, elle confirme son engagement en faveur des développements et usages des logiciels libres et ouverts.

Dans une contribution blog, Emmanuel Grégoire détaille les travaux auxquels Paris participera au sein de l’April. Sur la feuille de route figure notamment la constitution d’un groupe de travail dédié aux collectivités locales “pour promouvoir une vision partenariale sur le développement d’outils du libre“.

A l’heure, actuelle, 60 % des serveurs exploités par la Ville sont équipés du système d’exploitation GNU/Linux. Paris développe également des logiciels pour son propre usage et reverse des contributions – code source essentiellement – à la communauté du libre.

Illustration avec la solution de portail Lutèce, distribuée depuis septembre 2002 sous licence BSD et exploitée par d’autres collectivités ou administrations dont les villes de Marseille et Bobigny (Seine-Saint-Denis), Météo France ou encore Geoportail, un site piloté par l’IGN et le Bureau de recherche géologiques et minières.

Autres outils “reversées” à la communauté : les logiciels EPM (élaboration et passation des marchés publics), ODS (gestion des séances du Conseil de Paris) et CEP (concours et examens professionnels), comme le note Silicon.fr.

Crédit photo : anshar – Shutterstock.com


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