Logiciel libre : quatre projets de System@tic obtiennent un financement

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Le Fonds unique interministériel accorde 5,3 millions d’euros à quatre projets de recherche dans le domaine du libre.

(Rectificatif 11/03/08) 5,3 millions d’euros. C’est le financement qui vient d’être accordé par le cinquième Fonds unique interministériel (FUI) à quatre projets “open source” soutenus par le groupe thématique “Logiciel Libre” du pôle de compétitivité System@tic Paris-Région. Issus de la vingtaine de projets présentés lors de la première réunion plénière de ce groupe en octobre 2007, ces projets de recherche – dont le coût global est évalué à 12,8 millions d’euros – porteront sur deux grandes thématiques chères aux entreprises : les tests de qualité des développements et la gestion de l’information.

Squale, Couverture et Helios – les trois premiers projets – ont trait à différents aspects de la qualimétrie ou de la mesure de la qualité des développements. Tous sont soutenus par des grands groupes, des PME et des laboratoires de recherche. Le premier, Squale, est mené par deux sociétés françaises de conseils, Qualixo et Paqtigo, aux cotés de deux laboratoires de l’université Paris 8 et de l’Inria de Lille. Deux grandes entreprises – PSA et Air France – participent également à cette initiative en tant que “testeurs”.

Tests de logiciels embarqués et plateforme d’intégration

Couverture, le second, est quant à lui “axé sur la qualité du code embarqué”, nous explique Roberto Di Cosmo, président du groupe thématique “Logiciel Libre”. Comment ? “En mettant les lignes de code en condition réelles” – comme dans des systèmes embarqués – par le biais de “machines virtuelles où sont testées les binaires”. Couverture est piloté par l’éditeur AdaCore et la société de services hexagonale Open Wide, en partenariat avec deux laboratoires de l’université Paris IV et de l’ENST de Paris.

Le troisième projet, Helios, est “porté par Thales et Alcatel” avec l’aide de plusieurs entreprises françaises (dont Mandriva et Artenum, connue pour sa “forge” Libresource) et d’un laboratoire de l’INT d’Evry (Institut national des télécommunications).

“Il s’agit d’une plateforme d’intégration qui permettra de visualiser et de suivre l’évolution d’un ensemble de composants open source dans leur globalité”, précise Roberto Di Cosmo, pour qui une telle plateforme présenterait un intérêt pour les intégrateurs manipulant différents composants open source dans leurs projets.

Classification “semi-automatique” de données

Reste donc Scribo, le “petit” dernier, qui porte sur un tout autre domaine puisqu’il vise à créer “un composant d’un système d’information qui fait souvent défaut” et qui “permettrait de classifier semi-automatiquement des documents” à partir d’un système alliant “le traitement du langage naturel, l’analyse statistique et la reconnaissance de forme”, poursuit Roberto Di Cosmo.

Trois spécialistes hexagonaux de l’informatique documentaire et de la gestion de contenus sont ici représentés : Xwiki, Tagmatica et Nuxeo. Aux cotés de Mandriva et de trois laboratoires de recherche de l’Inria, du CEA et de l’Epita (Ecole d’ingénieurs en informatique). Les tests seront réalisés par l’AFP.

[10/03/08, le dernier paragraphe a été modifié], Outre ces 4 projets du Pôle System@tic Paris-Region sur la thématique du logiciel libre, 9 autres projets du Pôle (sur les thématiques sécurité & défense, outils de conception et développement de systèmes, télécoms) ont été sélectionnés pour financement dans le cadre du 5ème Appel à Projets du FUI. Soit au total 13 projets de R&D du Pôle soutenus financièrement à hauteur de 24,6 millions d’euros (dont les 5,3 millions d’euros octroyés aux 4 projets logiciel libre).


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