Logiciels : l’Afdel veut combler le manque de “compétences disponibles”

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Open source, Saas, Green IT, formation… Le club des éditeurs de logiciels a validé une série d’initiatives. L’Université du Logiciel est la plus concrète.

L’Association française des éditeurs de logiciels (Afdel), qui vient de souffler sa troisième bougie, est en “bonne santé”, assure son président Patrick Bertrand. Elle affiche 160 membres et devrait dépasser la barre des 200 éditeurs cotisants “dans les prochains mois”.

Patrick Bertrand a profité de la présence d’Eric Besson, secrétaire d’Etat en charge du Développement de l’économie numérique, au cocktail de clôture de l’Assemblée générale de l’Afdel pour afficher son soutien à la publication du Plan France Numérique 2012.

“Un rapport dans lequel la problématique du secteur des logiciels est bien comprise (..) Il a été réalisé dans un esprit de neutralité et de concertation”, a souligné Patrick Bertrand. Celui-ci a rappelé sa volonté qu’une place soit réservée à l’Afdel dans la composition du prochain Conseil national du numérique. Le ton est visiblement plus modéré que le Syntec Informatique, l’autre fédération “historique” des acteurs de l’informatique, qui avait critiqué “la pauvreté” du volet logiciels dans le Plan TIC gouvernemental.

Au cours des Assises du numérique, l’Afdel a participé à ce vaste forum gouvernemental qui s’était déroulé entre juin et septembre et qui a été organisé au niveau national. L’objectif était de rassembler les idées fortes afin de les intégrer dans le document final du Plan France Numérique 2012. Fin juillet, l’Afdel avait pris la balle au rebond en remettant à Eric Besson une série de propositions relatives au secteur des logiciels (dont une quinzaine “porteuse”).

Université du logiciel : une formation professionnalisante

Lors de l’assemblée générale du club des éditeurs français de logiciels en date du 12 novembre, il a été décidé que le projet “Université du logiciel” soit “accéléré”.

Il s’agit d’une “formation professionnalisante” à destination des étudiants ingénieurs et développeurs afin de pallier aux “problèmes de compétences disponibles” et de s’attaquer à la “méconnaissance de l’activité des logiciels”. Avec un objectif final affiché : “qu’une invention se transforme en innovation qui va rencontrer le marché”, souligne Patrick Bertrand.

Quelques initiative éparses ont été prises lors de l’AG de l’Afdel comme la création de deux commissions sur des sujets “tendance” sur le “software-as-a-service” et l’open source. Désormais, l’Afdel dispose de dix commissions pour plancher sur des thématiques spécifiques comme la propriété intellectuelle, la R&D ou les marchés publics.

A l’instar de son homologue Basda au Royaume-Uni, l’Afdel a signé une charte Green IT avec quatre valeurs fondamentales comme la volonté d’améliorer les produits logiciels “pour permettre aux clients de mieux participer à la réduction des émissions carbones” ou “travailler à développer la prise de conscience par l’industrie des questions de développement durable”.

Des engagements a minima mais on peut considérer cela comme les premières pierres d’une politique “green IT” future plus volontariste.

A consulter également dans l’édition du jour : Vnunet TV : l’intervention d’Eric Besson devant les membres de l’Afdel lors de la soirée de clôture de l’AG de l’Afdel


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