Logiciels pirates en entreprise : BSA France pointe les errements

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Plus de 70% des logiciels sont piratés par les entreprises françaises
contrôlées par l’association antipiratage des éditeurs.

En 2005, plus de 71 % des logiciels en entreprise contrôlés par l’action de la Business Software Alliance (BSA) sont des copies illégales. Une moyenne. Parmi ses contrôle, la BSA a relevé jusqu’à 91 % de logiciels piratés au sein d’une entreprise. La moins en porte-à-faux exploitait tout de même 40 % d’applications illégalement acquises.

Si le taux de piratage en entreprise peut apparaître élevé, il faut rappeler qu’il s’agit là des sociétés contrôlées par le lobby antipiratages des éditeurs majeurs (Microsoft, Adobe, Apple, Autodesk, McAfee, Sybase, Symantec…). Des entreprises par défaut soupçonnées d’irrégularité, qui ne représente pas l’ensemble des entreprises françaises, et dont la décision de contrôle s’effectue par huissier avec l’autorisation du Président du tribunal de grande instance

La BSA rappelle que les entreprises qui utilisent des logiciels sans pouvoir justifier d’une licence (voir d’une facture) s’exposent à une amende pouvant atteindre 1,5 million d’euros. Sans oublier les réparations des préjudices matériels et d’image causés par les actes de contrefaçon. Dans tous les cas, “elles devront également régulariser leur situation pour l’avenir en s’acquittant du règlement des licences pour l’ensemble de leur parc logiciel “, souligne la BSA dans un communiqué. Cependant, à ce jour, la somme la plus importante versée s’élève à 150 000 euros.

La France serait le mauvais élève de l’Europe en matière de piratage de logiciels. Une étude conduite par IDC révélait, au printemps, que 47 % des logiciels étaient piratés en France en 2005 (voir édition du 23 mai 2006). Un taux en hausse de deux points d’une année sur l’autre qui génèrerait plus de 3 milliards de dollars de manque à gagner. Malgré l’ intensification des contrôles de la BSA et la multiplication des campagnes d’information.

Un nouveau “Monsieur antipirate” chez Microsoft France
La BSA accueille un nouveau représentant au nom de Microsoft France en la personne d’Antoine Boris, qui vient d’être nommé responsable de l’antipiratage pour la France. Il aura pour objectif de coordonner l’ensemble des activités de lutte contre le piratage et assurera l’interface entre la filiale française, Microsoft Europe et la Corporation. Entré en 2003 chez Microsoft France, comme analyste de la division grands comptes, il prend rapidement en charge la responsabilité de l’antipiratage pour le canal de distribution et fait de la lutte contre le “PC nu” son cheval de bataille.

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