Les tarifs du roaming sont excessifs. Selon l’UFC-Que choisir, les consommateurs européens se voient annuellement surfacturés de plus de 3,5 milliards d’euros pour pouvoir appeler (et être appelés) à partir de leur téléphone mobile lorsqu’ils se déplacent à l’étranger. Au-delà des aspects techniques d’interconnexion des réseaux GSM, GRPS et 3G/UMTS, ce service est rendu possible à travers les accords commerciaux que passent les différents opérateurs internationaux entre eux. Accords pour le moins obscurs pour le consommateur qui, selon l’association française de défense des consommateurs, subit des tarifs « aberrants » depuis plus de 10 ans.
Une étude de 48 pages (en anglais), réalisée pour le compte de l’UFC-Que Choisir et du Beuc (Bureau européen des unions de consommateurs qui réunit une quarantaine d’associations de consommateurs), entend démonter les arguments des opérateurs européens pour lesquels la régulation du secteur serait préjudiciable à tous. Le document avance également l’existence de pratiques anticoncurrentielles pour maintenir des prix élevés. « Ils font un aveu implicite de collusion lorsqu’ils menacent d’augmenter à l’unisson les prix des communications nationales », note l’UFC-Que choisir dans son communiqué.
Plus de 1 000 euros d’économie par député européen
L’étude insiste notamment sur l’absence de baisse des tarifs depuis 2005 pour les consommateurs, contrairement à ce qu’affirment les opérateurs. Si des baisses des prix de gros ont effectivement été mis en oeuvre entre les opérateurs, ces évolutions « n’ont pas été répercutées aux consommateurs « . Et ce ne sont pas les stratégies de prix vitrines ou « faciaux », dont l’objectif est de démontrer qu’une régulation du secteur coûterait plus cher à l’utilisateur, qui vont changer l’analyse des associations de consommateurs. « En réalité, soit ces offres concernent une niche étroite de clients et sont donc inadaptées à la masse des consommateurs, soit sont très contraignantes à l’usage, soit encore s’avèrent être dans certains cas plus chères que le tarif de base! », estime l’UFC.
Selon les estimations du Beuc, les tarifs du roaming ne devraient donc pas excéder 0,33 euro hors taxes la minute alors qu’ils tournent plutôt autour de 1 euro sur le marché européen (si l’on se base sur les tarifs d’Orange). L’application de cette tarification ferait économiser 1159 euros par an en moyenne à chaque député européen. Soit plus de 900 000 euros (incluant les taxes) pour les 785 eurodéputés. L’argument fera-t-il mouche?
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Derniers commentaires
One Response to L’UFC-Que choisir dénonce les tarifs excessifs du marché du roaming-
Le 21 février 2007 à 0:00 par herve
oui les tarifs de ou vers l’international sont négociés entre les opérateurs qui s’alignent au centime près.
oui les marges sont énormes.
oui les opérateurs se préparent tranquillement à baisser doucement leurs tarifs mais uniquement sur les pays de l’UE … et vont drastiquement augmenter tous les autres pays (afrique, asie notamment!)
une solution serait d’entrer enfin dans une phase de « présélection » où le client peut choisir de passer ses appels par tel ou tel autre « opérateur », depuis son mobile orange ou sfr ou bouygues.
c’est à dire ce qui se fait sur la téléphonie fixe où, depuis une ligne France Telecom, je choisis de passer mes appels par Tele2 ou autres …
la concurrence, la loi du marché fera baisser les tarifs !
aujourd’hui, il est déjà possible de passer ses appels par un autre opérateur mais en mode « callback », l’ancetre de la « présélection » dans la téléphonie fixe.
à l’étranger, je peux acheter une carte locale et passer mes appels par un opérateur (Hiboo Mobile).
si les usagers développaient cet usage alors les opérateurs seraient amenés à réviser leurs tarifs ….
donc régulons (passons à la préselection) et prenons nous en charge en déviant nos appels vers des solutions alternatives qui obligeront les opérateurs à baisser leur marge !